Julio Iglesias : deux ex-employées l'accusent de viols et agressions sexuelles

Publié par Matthieu Chauvin
le 14/01/2026
Julio Iglesias
Autre
Le célèbre chanteur espagnol est au cœur d'une tempête judiciaire. Deux anciennes employées ont déposé plainte en Espagne, dénonçant des faits de viols, agressions sexuelles et de harcèlement survenus dans ses résidences caribéennes. Face à ces révélations, la classe ibère politique exige que toute la lumière soit faite.

C'est un véritable séisme qui secoue le monde de la musique latine et la société espagnole toute entière. L'image du crooner romantique, icône intergénérationnelle, se fissure brutalement sous le poids de révélations glaçantes. Depuis le début du mois de janvier 2026, Julio Iglesias est visé par une procédure judiciaire d'une gravité exceptionnelle, initiée par deux femmes qui ont brisé le silence sur leur quotidien au service de la star, révèlent le média numérique elDiario.es et la chaîne de télévision américaine hispanophone Univision, après une enquête commune.

Une plainte a été déposée le 5 janvier auprès d'une juridiction madrilène compétente pour les affaires complexes dépassant les frontières. Ce dossier explosif repose sur les témoignages d'une Dominicaine de 22 ans et d'une Vénézuélienne de 28 ans, employées par l'artiste en 2021 (l'une comme employée d maison, l'autre comme physiothérapeute). Loin des projecteurs, dans l'intimité feutrée des villas de l'artiste, se serait joué un drame humain que la justice doit désormais éclaircir. La plainte pour viol contre Julio Iglesias en Espagne marque le début d'une bataille juridique qui pourrait ternir à jamais la légende.

Le piège des Caraïbes : que révèlent les plaignantes ?

Les faits rapportés par les jeunes femmes décrivent une réalité bien loin du glamour des couvertures de magazines. Selon les informations relayées par les deux médias (l'AFP a tenté de joindre Julio Iglesias sans succès, rapporte Le Figaro), les agressions présumées se seraient déroulées dans les luxueuses résidences du chanteur en République dominicaine et aux Bahamas. L'une des victimes, une employée de maison identifiée sous le pseudonyme de "Rebeca", évoque un climat de "terreur" et une relation marquée par une emprise totale.

Les révélations font état de gestes déplacés, d'humiliations constantes et, pour l'une d'elles, de viols. "Je me sentais comme un objet, comme une esclave en plein XXIe siècle", déclare "Rebeca", la Dominicaine de 22 ans, qui va plus loin : "Il me mettait les doigts partout." Isolées sur des îles privées, coupées de leurs proches, ces femmes décrivent un sentiment d'impuissance face à une célébrité mondiale vivant recluse. Les accusations contre Julio Iglesias par ses employées mettent en lumière la vulnérabilité de personnels de maison travaillant dans des environnements clos, où la frontière entre vie professionnelle et exigences privées peut devenir floue et dangereuse.

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L'affaire devient politique : pourquoi le gouvernement intervient-il ?

L'impact de ce scandale dépasse largement la rubrique des faits divers people. Dans une Espagne post-#MeToo, très sensibilisée aux violences faites aux femmes, l'affaire a immédiatement pris une tournure politique. Le gouvernement de Pedro Sánchez a réagi avec fermeté, refusant que le statut d'icône nationale serve de bouclier

La vice-présidente du gouvernement, Yolanda Diaz, a ainsi qualifié les récits des plaignantes de "témoignages glaçants" relevant d'une "situation d'esclavage."  La classe politique ibère est unanime : l'impunité n'a pas sa place, quel que soit le prestige de l'accusé. La ministre de l'Égalité, Ana Redondo, a martelé qu'il était impératif d'aller "jusqu'au bout" de l'enquête pour établir la vérité.

Silence radio : quelle défense pour le chanteur ?

Face à la tempête, le clan Iglesias a opté pour un mutisme complet. Ni le chanteur de 82 ans, ni ses avocats n'ont pour l'heure répondu aux sollicitations des médias. Ce silence assourdissant contraste avec l'agitation médiatique et les conséquences immédiates sur son image : son biographe officiel a déjà annoncé une révision de l'ouvrage consacré à l'artiste. Désormais, c'est une enquête de la justice espagnole squi devra déterminer la véracité des faits.

L'instruction devra également se pencher sur les conditions de travail des employées de maison de Julio Iglesias, pour comprendre comment un tel environnement a pu, selon les plaignantes, favoriser ces abus présumés. Alors que l'enquête ne fait que commencer, le mythe du latin lover semble plus que jamais vaciller.

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