Affaire Epstein : elle affirme avoir été violée par Donald Trump adolescente
Fin janvier 2026, le ministère de la Justice américain (DOJ), supervisé par le procureur général adjoint Todd Blanche, a rendu publics près de 3,5 millions de pages d'archives en vertu de l'Epstein Files Transparency Act voté par le Congrès fin 2025. Parmi cette montagne inédite de dossiers de justice, un rapport de police précis retient toute l'attention des observateurs politiques et de la presse d'investigation. Il remet brusquement sur le devant de la scène des accusations visant l'ancien président des États-Unis, réveillant un scandale tentaculaire que beaucoup pensaient clos.
La réapparition d'un témoignage accablant issu du FBI
Le fait nouveau réside dans cette divulgation massive opérée par l'administration fédérale. Selon des enquêtes fouillées publiées par le Guardian en février 2026, la pièce maîtresse de cette affaire est un formulaire d'entretien officiel du FBI, désigné techniquement sous le terme "302", datant de 2019. Le gouvernement avait initialement écarté ce procès-verbal des précédentes vagues de déclassification. Le motif invoqué soulignait que le contenu était non corroboré ou faisait simplement doublon avec d'autres pièces du dossier.
Ce document déterré détaille pourtant avec précision les auditions d'une femme, demeurée strictement anonyme, qui s'est présentée à quatre reprises devant les enquêteurs fédéraux. Face aux agents du renseignement, elle décrit en détail des événements traumatisants survenus à New York alors qu'elle n'était qu'une adolescente âgée de 13 à 15 ans. Le Parisien révèle que le compte rendu fait 10 pages ! On peut y lire : "J’ai été présentée à quelqu’un qui avait énormément d’argent : c’était Donald Trump."
Le récit d'une agression violente à l'adolescence
D'après les éléments couchés sur cette déposition, le défunt financier et pédophile Jeffrey Epstein aurait personnellement orchestré la rencontre entre la jeune fille et Donald Trump lors d'un rendez-vous organisé au milieu des années 90. Le rapport consigne le récit insoutenable d'une agression physique particulièrement violente. La plaignante assure aux enquêteurs avoir mordu "le pénis" de l'ex-homme d'affaires pour tenter de se dégager de son emprise. L'agresseur présumé aurait alors répliqué par "un violents coup de tête" avant de la chasser des lieux de l'altercation. Auparavant, il aurait baissé son pantalon et exigé une fellation. "Laisse-moi t’apprendre comment les petites filles sont supposées se comporter" lui aurait-il déclaré...
Le témoignage recueilli par le FBI explore également un second versant de cette relation sulfureuse. La victime présumée fait explicitement état de comptes bancaires partagés et de vastes montages économiques liant intimement le milliardaire et le financier new-yorkais. Cette déclaration suggère une proximité professionnelle intense entre les deux hommes. À cela s'ajoute le récit glaçant d'un climat de terreur instauré sur la durée. Les notes rédigées par le FBI en 2019 font état de nombreuses menaces téléphoniques et de pressions psychologiques incessantes visant à la forcer au silence. La victime rapporte notamment la phrase suivante : "Si vous le dites à quelqu'un, vous ne reverrez jamais votre famille."
Un nouveau séisme politique et judiciaire pour Donald Trump
Face à ces accusations, le principal intéressé dément catégoriquement et dénonce des manœuvres politiques. S'exprimant depuis Air Force One en février 2026, Donald Trump soutient que la publication de ces archives le lave de tout soupçon : "Je n'ai rien à cacher. J'ai été totalement disculpé. Ils espéraient trouver quelque chose et ils ont trouvé exactement le contraire." Du côté du ministère de la Justice, le DOJ (Department of justice) a qualifié publiquement certaines allégations d'"affirmations mensongères et sensationnalistes soumises au FBI juste avant l'élection de 2020."
Le Congrès américain s'empare toutefois du dossier. Comme le rapporte The Journal, l'opposition démocrate fustige une dissimulation délibérée des notes d'entretien. En réaction, une commission de la Chambre a voté l'émission d'assignations à comparaître visant la procureure générale Pam Bondi. Cette résurgence judiciaire rappelle aux citoyens américains l'influence tenace des réseaux d'Epstein. Elle souligne les exigences de transparence démocratique face à des actes moralement imprescriptibles, même des décennies après les faits.