Julio Iglesias : son ex-maîtresse et première accusatrice se rétracte

Publié par Matthieu Chauvin
le 28/01/2026
Julio Iglesias
Autre
Première accusatrice du "Latin Lover" dans ses mémoires de 2010, l'actrice Vaitiare Bandera opère un revirement spectaculaire. En pleine tourmente judiciaire pour Julio Iglesias, elle dénonce son propre livre comme un tissu de "mensonges" inventés par son prête-plume. Décryptage de cette confession inattendue qui relance le débat sur les coulisses du récit people.

L'image de Julio Iglesias, le séducteur espagnol par excellence, vacille de nouveau. Alors que le chanteur affronte une tempête judiciaire liée à de récentes plaintes, une voix surgit du passé pour bouleverser l'échiquier médiatique. Cette voix, c'est celle de Vaitiare Bandera, longtemps considérée comme la victime emblématique du système Iglesias. Son apparition télévisée en janvier 2026 a provoqué une véritable déflagration : celle qui dénonçait l'emprise du chanteur il y a quinze ans le défend désormais corps et âme.

Mais comment expliquer un tel retournement de veste, comme le rapporte Madame Figaro, après des années de silence ? Pour comprendre ce coup de théâtre, il faut remonter le temps et rouvrir les pages d'un ouvrage qui avait fait grand bruit.

Le récit explosif de 2010 : Vaitiare Bandera était-elle victime d’un contrôle maladif ?

Pour saisir l'ampleur du revirement, il faut se souvenir du scandale littéraire de 2010. À l'époque, Vaitiare publie Muñeca de trapo (Poupée de chiffon), une autobiographie au vitriol. Elle y raconte sa relation avec la star, débutée alors qu'elle n'avait que 17 ans et lui 46. Le portrait dressé est sombre : Julio y est décrit comme un homme machiste, jaloux et manipulateur, exerçant un contrôle total sur sa jeune compagne et brisant sa carrière professionnelle.

Les pages décrivaient des excès en tous genres, positionnant l'ex-mannequin en victime collatérale de la débauche de la star. Cependant, seize ans plus tard, l'auteure présumée affirme que le livre contient des mensonges de son prête-plume. Selon elle, l'écrivain engagé pour rédiger ses mémoires aurait trahi sa confiance. "Il m'a fait passer pour une victime, et je ne l'étais pas. J'imagine qu'il l'a fait pour vendre plus", a-t-elle déclaré lors de son passage sur le plateau de l'émission espagnole ¡De Viernes!. Elle plaide aujourd'hui une méconnaissance de la langue espagnole qui l'aurait empêchée, à l'époque, de valider le contenu exact de l'ouvrage.

Les "vraies" confidences : trios sexuels et drogues, qu'est-ce qui a été déformé ?

Face aux caméras, Vaitiare s'est attelée à déconstruire méthodiquement les allégations les plus graves de son propre ouvrage. Concernant les substances illicites, elle est catégorique : jamais elle n'a été contrainte. L'usage de drogues relevait, selon ses dires actuels, d'une décision conjointe. De même, elle nuance fortement les récits de débauche sexuelle qui ont alimenté la légende noire du chanteur.

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Si elle admet que des trios ont pu avoir lieu, elle précise : "Quelques fois nous l'avons fait parce que nous voulions explorer", ajoute-t-elle, précisant que ce n'était "pas toutes les nuits, comme il était dit dans le livre", rapporte La Vanguardia. Elle rejette aussi l'idée que le chanteur rémunérait des femmes pour ses plaisirs, une accusation pourtant centrale dans les polémiques passées impliquant d'anciennes maîtresses de Julio Iglesias et des accusations d'abus sexuels. Aujourd'hui, elle peint le tableau d'une vie de couple complexe mais consentie, où le couple vivait une relation et une jalousie réciproques, le chanteur aimant qu'elle se montre possessive.

Mais, comme le révèle le quotidien El Sol de México, dans ses mémoires aussi intitulées Rag Doll en anglais, il était écrit "Chaque nuit, il y a une femme différente dans notre lit, toutes comme il les aime : à gros seins et prêtes à tout. Elles sont comme des ombres qui m’embrassent, me font l’amour et me partagent avec lui." Qui croire ? D'autant que l'ancien majordome du chanteur avait lui aussi rédigé en 1986 un livre à charge au nom évocateur : Julio Iglésias : Scélérat ou gentleman ? Secrets intimes révélés par son majordome...

Vaitiare Bandera prend-elle la défense de Julio Iglesias pour contrer les nouvelles plaintes ?

Ce revirement intervient dans un contexte brûlant. Deux anciennes salariées ont récemment déposé plainte contre l'artiste pour agression sexuelle. Contre toute attente, Vaitiare Bandera défend Julio Iglesias face à ces nouvelles plaintes. Elle exprime son incrédulité totale et suggère même que ces femmes pourraient être motivées par l'appât du gain. "Je pensais que ce n'était pas vrai parce que beaucoup de femmes profitent de ce genre de choses", affirme-t-elle sans détours.

Pour appuyer sa loyauté, elle évoque ses liens intacts avec le clan Iglesias. Elle raconte notamment un dîner en 2016 avec Julio et son épouse actuelle, Miranda, qu'elle décrit comme les garants de la vérité. Lors de cette interview, elle a tenu à blanchir la réputation de son ex-amant, assurant que Miranda "connaît son mari" mieux que quiconque. Une défense qui, si elle soulage le camp du chanteur, interroge sur la crédibilité des mémoires de célébrités, souvent écrits par des mains tierces.

En attendant, l'ex-maîtresse s'est félicité sur Instagram de l'abandon des poursuite contre Julio Iglesias suite à la dernière affaire en date. "Je suis très heureuse que le parquet espagnol ait définitivement classé l’affaire de la prétendue plainte contre Julio Iglesias. Je n’ai jamais cru à ces accusations. Ce que les médias ont dit à propos de Julio Iglesias et le tort irréparable qu’ils lui ont causé sont très injustes. Nous avons vécu une histoire d’amour spectaculaire et magnifique au fil des ans."

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