Impôt sur le revenu : le nouveau barème 2026 proposé par le gouvernement

Publié par Matthieu Chauvin
le 19/01/2026
Impôt sur le revenu
Istock
D'après une information des Échos datant de ce lundi, le projet de loi de finances pour 2026 contient une nouvelle proposition du gouvernement pour l'impôt sur le revenu. Elle entérine une revalorisation de 0,9% de son barème, une mesure destinée à protéger le pouvoir d'achat de millions de contribuables face à l'inflation.
 

 Alors que l'hypothèse d'un gel du barème avait un temps circulé pour renflouer les caisses de l'État, le gouvernement a finalement opté pour une indexation sur l'inflation, révèle le journal économique Les Échos ce lundi. Cette nouvelle proposition, intégrée au projet de loi de finances, vise à neutraliser les effets de la hausse des prix sur votre avis d'imposition. En ajustant les plafonds, l'exécutif espère éviter une augmentation mécanique de la pression fiscale pour les ménages dont les salaires ont suivi l'inflation. Encore faut-il que son budget soit adopté.

Un barème ajusté pour suivre l'inflation

"Le cabinet de la ministre des Comptes publics a indiqué qu'il serait intégré un rehaussement de 0,9% des tranches dans la nouvelle mouture du projet de loi de finance" indiquent nos confrères. Dans les faits, chaque limite de tranche est relevée  d'autant. Voici le nouveau barème de l'impôt 2026 qui s'appliquera à vos revenus perçus en 2025, après l'abattement classique de 10% comme calculé par Les Échos :

  • jusqu'à 11 600 euros : 0% ;
  • de 11 601 euros à 29 579 euros : 11% :
  • de 29 580 euros à 84 577 euros : 30% ;
  • de 84 578 euros à 181 917 euros : 41% ;
  • plus de 181 917 euros : 45%.

Ces nouveaux seuils des tranches d'imposition 2026 permettent de maintenir la progressivité de l'impôt sans pénaliser les hausses de salaire liées au coût de la vie. Notez que ce barème servira de base pour le calcul de votre solde d'impôt au printemps 2026.

Un barème qui va soulager les ménages français

Sans cette revalorisation, le barème gelé aurait été le suivant : 

  • jusqu'à 11 euros 11 497 : 0% ;
  • de 11 497 euros à 29 315 euros : 11% :
  • de 29 315 euros à 83 823  euros : 30% ;
  • de 83 823 euros à 180 924 euros : 41% ;
  • plus de 180 924 euros : 45%.

Une protection contre la hausse mécanique de l'impôt

Cette mécanique est essentielle pour le portefeuille des Français. Sans cette indexation du barème fiscal sur l'inflation, un salarié ayant reçu une augmentation pour compenser la hausse des prix se retrouverait à payer plus d'impôts, perdant ainsi tout gain de pouvoir d'achat réel. C'est ce que les économistes redoutent souvent : l'effet ciseau sur l'impôt sur le revenu.

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Grâce à cette mesure, le ministère de l'Économie estime qu'environ 200 000 foyers fiscaux éviteront de devenir imposables l'année prochaine. La revalorisation de 0,9% représente un effort conséquent pour les finances publiques, évalué à près de 2 milliards d'euros selon les informations rapportées par MoneyVox. L'objectif est d'éviter un impôt caché qui toucherait injustement les travailleurs.

Un gain de pouvoir d'achat pour les ménages modestes

Pour les contribuables, cette mise à jour modifie significativement le seuil d'entrée dans l'imposition. Le plafond pour ne pas payer d'impôt en 2026 monte ainsi à 11 600 euros de revenu net imposable par part, contre 11 497 euros l'année précédente. Cela signifie que les premiers 11 600 euros que vous gagnez échappent totalement au fisc.

Par ailleurs, cette indexation devrait logiquement s'appliquer aux autres mécanismes de réduction, comme la décote, amplifiant l'effet protecteur pour les revenus moyens et modestes. Si votre revenu n'a pas augmenté en 2025, vous paierez donc mécaniquement moins d'impôt qu'en 2024.

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