Combien fallait-il gagner en 2025 pour être exonéré d’impôt en 2026 ?

Publié par Sarah Martin
le 23/02/2026
Combien fallait-il gagner en 2025 pour être exonéré d’impôt en 2026 ?
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La loi de finances pour 2026 est désormais en vigueur, après sa publication au Journal officiel vendredi 20 février. Parmi ses nombreuses dispositions, elle officialise le barème de l’impôt sur le revenu, permettant de connaître les seuils de revenus à partir desquels vous devenez imposable.

C'est une gymnastique annuelle indispensable pour des millions de contribuables français. La loi de finances fixe les nouvelles règles du jeu fiscal, redéfinissant qui devra passer à la caisse et qui en sera dispensé. Alors que l'inflation ralentit, les barèmes s'ajustent pour éviter de pénaliser les ménages dont les salaires ont peu ou pas augmenté.

Une revalorisation pour contrer l'inflation

L'administration fiscale a tranché : les tranches du barème de l'impôt sur le revenu seront indexées sur l'inflation à hauteur de 0,9 % pour 2026. Cette mesure, inscrite dans l'article 2 de la Loi de Finances, vise un but précis : neutraliser les effets de l'augmentation des prix sur la fiscalité des ménages. Comme le soulignent régulièrement les analystes de Bercy, « la revalorisation du barème est un bouclier contre l'inflation qui permet de protéger le pouvoir d'achat des ménages situés à la limite de l'imposition ».

Sans cet ajustement technique basé sur l'indice des prix à la consommation hors tabac de l'Insee, une simple augmentation de salaire suivant le coût de la vie aurait pu faire basculer de nombreux foyers dans une tranche imposable supérieure. Ces nouveaux seuils s'appliqueront lors de la déclaration du printemps 2026, portant sur l'ensemble des revenus encaissés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025.

Les mécanismes techniques de l'exonération

Pour savoir si vous passerez sous les radars du fisc, il ne suffit pas de regarder les tranches d'imposition brutes. Deux correctifs fiscaux entrent en jeu : la décote et le seuil de mise en recouvrement. La décote, définie à l'article 197 du Code général des impôts, agit comme un amortisseur pour réduire le montant dû par les foyers modestes.

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Ensuite, intervient la règle du seuil minimal. En vertu de l'article 1657 du Code général des impôts, l'administration n'envoie pas d'avis de paiement si le montant final de l'impôt est inférieur à 61 euros. C'est ce seuil de mise en recouvrement, combiné à l'abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels appliqué automatiquement sur vos salaires, qui détermine le véritable plafond de non-imposition.

Les limites de revenus par situation familiale

Pour la déclaration 2026, les simulations permettent d'établir les lignes rouges à ne pas franchir pour rester non imposable. Ces montants s'entendent en revenu net imposable (après déduction des frais ou abattement de 10 %).

Pour un célibataire (1 part fiscale), le seuil de non-imposition se fixe désormais à 17 604 € de revenu net imposable. Cela correspond approximativement à un salaire mensuel net de 1 467 € avant l'abattement forfaitaire. Si vos revenus annuels restent sous cette barre, vous échapperez à l'impôt.

Pour un couple sans enfant (2 parts), le plafond pour demeurer exonéré grimpe aux alentours de 32 900 €. La mécanique familiale joue également à plein : pour un couple avec deux enfants à charge (3 parts fiscales), le seuil fatidique se situe vers 43 500 €. Rester en deçà de ces montants permet non seulement d'éviter l'impôt sur le revenu, mais ouvre souvent la porte à des exonérations de taxe foncière ou à des tarifs sociaux pour certains services publics.

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