Rima Hassan en garde à vue : de la drogue trouvée dans son sac

Publié par Matthieu Chauvin
le 03/04/2026
Rima Hassan
abacapress
Ce jeudi 2 avril 2026, la garde à vue parisienne de l'eurodéputée LFI Rima Hassan a pris une tournure inattendue avec la découverte de stupéfiants dans ses effets personnels.

Interpellée pour apologie du terrorisme, la représentante politique s'expliquera devant les juges cet été sur un autre problème : au commissariat, de la drogue aurait été retrouvée dans son sac. Cette péripétie judiciaire inopinée relance la polémique sur la consommation de substances illicites chez certains cadres de la France insoumise.

Le calendrier judiciaire chargé de Rima Hassan

Le jeudi 2 avril 2026, les policiers ont placé l'eurodéputée en garde à vue avant de la relâcher en fin de journée. L'étau judiciaire se resserre néanmoins autour de la parlementaire. L'annonce officielle confirme un procès devant le tribunal correctionnel fixé au 7 juillet prochain pour "apologie du terrorisme." Lors de son passage au commissariat, les policiers auraient découvert "quelques grammes" de drogue de synthèse, selon les premières informations tombées jeudi soir.

Mais, ce vendredi 3 avril, le Parquet de Paris a officiellement communiqué : "La fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s'apparentant d'une part d'une part à du CBD, et d'autre part à de la 3MMC."  Si le CBD st légal en France, ce n'est pas le cas de la 3MMC, aussi surnommée, comme le crack par ailleurs, "la cocaïne du pauvre."

Apologie du terrorisme et stupéfiants au crible

Les investigations découlent d'un signalement du député Rassemblement national Matthias Renault fin mars. L'élu ciblait un tweet publié par Rima Hassan en mars 2026, rendant hommage à Kōzō Okamoto. Ce membre de l'Armée rouge japonaise figure parmi les auteurs du massacre de l'aéroport de Lod en 1972, un attentat ayant fait 26 morts et 80 blessés. Selon l'article 421-2-5 du Code pénal, l'apologie d'actes de terrorisme expose à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, une peine portée à sept ans pour des faits commis en ligne. 

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Rima Hassan fustige un "acharnement judiciaire", son patron Jean-Luc Mélenchon "une police politique". Concernant les stupéfiants, elle propose plusieurs explications. L'élue a répliqué ce vendredi, rapporte Libération : "Sur la base de fuites illégales, j'ai dû subir des accusations m'imputant la possession de plusieurs drogues. Ces accusations sont totalement fausses." Elle aurait ensuite expliqué posséder du CBD pour "raisons médicales", précise BFM TV. Mais pour son collègue Manuel Bompard, invité ce matin de Sud Radio, elle serait blanche comme neige.

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Une succession d'affaires embarrassantes pour LFI

Cette saisie inattendue ravive le souvenir de l'affaire Andy Kerbrat. En octobre 2024, ce député LFI de Loire-Atlantique subissait une interpellation en plein Paris. Les forces de l'ordre l'avaient surpris en flagrant délit d'achat de produits illicites auprès d'un mineur. La chaîne LCP rapportait là aussi la saisie de 1,35 gramme de 3MMC. Cette répétition de dossiers liés aux narcotiques entache la crédibilité de la formation de Jean-Luc Mélenchon. 

La direction insiste sur le parcours médical des élus, Andy Kerbrat ayant entamé un protocole de soins avant de reprendre son siège en 2025. Rappelons également qu'il y a quelques années, un autre député LFI, Louis Boyard, avait avoué avoir été dealer dans sa jeunesse. La détention de drogues par des parlementaires interroge sur l'intégrité de leur mandat et fragilise sérieusement la posture politique du mouvement.

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