Loana retrouvée inanimée à Nice : ce voisin qui a tout tenté pour lui venir en aide
Depuis plusieurs mois, ses proches et voisins assistaient, impuissants, à une descente aux enfers marquée par un isolement grandissant. Les circonstances mystérieuses entourant sa disparition soulèvent aujourd'hui de nombreuses interrogations.
L'alerte d'Antonin pour tenter de la sauver
Le 25 mars 2026, les pompiers pénètrent dans le studio de Loana, situé dans la résidence Le Vega à Nice. L'alerte a été donnée par Antonin, un voisin de palier particulièrement vigilant. Depuis décembre 2025, ce dernier signalait les bruits suspects et les changements de comportement émanant de l'appartement, face à une situation qui semblait irrémédiablement lui échapper.
C'est d'ailleurs un courant d'air ayant poussé une odeur suspecte vers le couloir qui a finalement décidé le voisinage à forcer l'intervention. Sur place, la macabre découverte est sans appel : "Les premières constatations confirment un décès remontant à plusieurs jours", indique le communiqué du procureur de Nice, Damien Martinelli.
"Elle semblait avoir 90 ans"
Autrefois rayonnante, la quadragénaire souffrait d'une fatigue extrême qui l'isolait socialement. "Elle avait 48 ans mais ces derniers temps elle semblait 90 ans", rapporte un voisin dans les colonnes de Nice-Matin. Une détresse physique corroborée par un article du Parisien, soulignant qu'"elle avait du mal à tenir sur ses jambes". Le huis clos se révèle d'autant plus tragique que le corps de Loana a été retrouvé aux côtés de celui de son chien Titi, symbole d'un abandon total.
Qui est Sophie, la jeune femme qui vivait sous son toit ?
Au centre des interrogations figure Sophie, présentée comme une amie en novembre 2025 avant de devenir sa compagne officielle en février. Les proches dénoncent une rupture brutale des contacts à cette période. "Tout a basculé en décembre. C'est à ce moment-là que les problèmes avec la personne qu'elle fréquentait ont commencé", confie Violette, la mère de Loana. Les échos de disputes rapportés par Antonin nourrissent les soupçons d'une relation toxique, accentués par la disparition de Sophie pendant quinze jours après le drame. "C'était une amie au départ qui était devenue sa copine, sa chérie... Je ne savais rien d'elle", déclare Laurent Amar dans Paris Match.
L'enquête judiciaire : la piste d'une chute accidentelle
Si le parquet privilégie initialement la piste de la chute domestique en raison d'une plaie crânienne, les zones d'ombre persistent. Des analyses toxicologiques sont en cours pour déterminer l'impact de médicaments ou de stupéfiants découverts sur place. Le climat de tension décrit par le voisinage pousse la justice à examiner l'hypothèse de l'intervention d'un tiers.
L'établissement des faits reste complexe, car l'appartement était "fermé à clé depuis l'intérieur", comme le précise le procureur Damien Martinelli.