Affaire Émile : ces 7 à 10 minutes cruciales qui pourraient enfin révéler ce qui est arrivé au petit garçon

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 06/01/2026
gendarme
Autre
Plus de deux ans après la disparition du petit Émile au Haut-Vernet, l’enquête se concentre sur un laps de temps infime mais déterminant : 7 à 10 minutes durant lesquelles le drame aurait pu se produire. Un témoignage clé relance aujourd’hui toutes les hypothèses.

Affaire Émile : ce créneau de 7 à 10 minutes qui obsède les enquêteurs et relance le mystère

Dans le hameau paisible du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), ce petit intervalle de 7 à 10 minutes est devenu la clé de voûte d’une enquête criminelle hors norme. Plus de deux ans après la disparition tragique du petit Émile Soleil, 2 ans et demi, les gendarmes s’acharnent sur ce bref laps de temps où tout semble s’être joué. 

Ce 8 juillet 2023 aurait dû être une journée ordinaire pour Émile, en vacances chez ses grands-parents lorsqu’il s’est soudainement volatilisé. Les témoignages, les expertises et surtout ce créneau étonnant ont rendu l’affaire encore plus troublante. 

7 à 10 minutes : l’intervalle qui pourrait tout expliquer

Selon un témoin du hameau, Émile a été vu dans la rue en pente du Haut-Vernet aux alentours de 17 h 15, marchant seul, avant de disparaître de son champ de vision. C’est dans les minutes qui suivent que la chronologie devient cruciale. 

Peu après, le grand-père, ainsi que deux membres de la famille, Maximin et Marthe, seraient descendus dans la même rue. Ils auraient fouillé autour du lavoir et d’un clapier à lapins avant de rebrousser chemin et remonter la pente environ 7 à 10 minutes plus tard — le seul moment où “un événement irréversible a pu se produire”, selon les enquêteurs.

Cette chronologie, ancrée dans un court laps de temps, concentre désormais toute l’attention judiciaire : c’est précisément le moment où les experts pensent que l’enfant a pu perdre la vie

Une enquête au long cours, entre zones d’ombre et rebondissements

Des expertises médico-légales suggèrent qu’Émile a subi un violent traumatisme facial, excluant un accident banal ou une attaque animale, ce qui oriente plutôt vers une intervention humaine — une piste qui n’a fait qu’alimenter les interrogations. 

Vous avez aimé cet article ?

En mars 2025, plusieurs membres de la famille ont été placés en garde à vue pour “homicide volontaire” et “recel de cadavre” lors d’un tournant judiciaire important, mais aucune charge n’a encore été retenue, faute de preuves suffisantes. 

Les gendarmes ont multiplié les perquisitions, saisi des objets (dont deux vélos dans le garage familial) et continuent les investigations autour du Haut-Vernet. La thèse criminelle reste privilégiée, malgré l’absence d’accusation formelle contre qui que ce soit. 

Une enquête qui divise et intrigue

Tandis que certains voisins tentent de reconstituer les heures fatidiques sur les réseaux sociaux, des avocats suggèrent d’explorer encore d’autres pistes et certains experts évoquent même le transfert de l’affaire vers le pôle “cold case” pour bénéficier d’un regard neuf sur ce dossier complexe. 

Dans ce hameau en apparence tranquille, la question demeure : que s’est-il réellement passé durant ces quelques minutes où la vie d’Émile a basculé ? L’enquête continue, mais le mystère, lui, reste entier. 

Google News Voir les commentaires