TÉMOIGNAGE. Depuis une vingtaine d'années, Geneviève Barre, pédiatre à Versailles, se bat pour sauver son héritage, promesse qu'elle a faite à sa mère avant son décès. Dans son livre Bourgeoise et rebelle, mon combat pour devenir médecin (Fauves Éditions), elle explique pourquoi, à 84 ans, elle cumule encore emploi et retraite, au lieu de profiter d'une douce retraite. Entretien.
Cumul emploi-retraite : "A 84 ans, je travaille encore pour sauver mes terres familiales" IllustrationIstock

"Après une vie jonchée de combats, durant laquelle, malgré mon statut de bourgeoise, j’ai dû me battre pour devenir médecin et m’émanciper en tant que femme, une fois la retraite venue, je ne pensais plus avoir à mener de bataille. Pourtant, depuis une vingtaine d’années, je me bats encore pour sauver ce qu’il reste de mes terres familiales. C’est en partie la raison pour laquelle je continue d’exercer mon métier de pédiatre à Versailles, en cumulant ma pension de retraite et mon emploi, au lieu de profiter de mes vieux jours", nous confie Geneviève Barre.

Comme elle, selon une étude de la Cnav publiée le 4 novembre 2020, "parmi l'ensemble des retraités en paiement au 31 décembre 2018, 397 038 ont cumulés en 2019 une activité salariée relevant du régime général, tout en percevant une pension de ce régime".

Dans son livre, Bourgeoise et rebelle, mon combat pour devenir médecin (Fauves Éditions), elle témoigne de son parcours qui, bien qu’heureux, a été semé d’embûches.

Cumul emploi-retraite : "Je travaille encore pour tenir la promesse faite à ma mère avant sa mort"

"Issue d’un milieu privilégié, j’ai grandi entre Versailles et Saint-Georges-d’Orques, situé à quelques kilomètres de Montpellier, où je suis née. Le village est devenu au fil des siècles, le fief de ma famille maternelle. Je passais, avec mes 7 frères et sœurs, l’ensemble de nos vacances dans notre grande bâtisse de 1200 m2 sur trois niveaux, entourée de vignes et de grands espaces verts de plusieurs hectares. Élevée par des domestiques, je ne voyais que très peu mes parents. Si j’ai dû abandonner très tôt ma vie de château sans aucun soutien pécuniaire ni familial pour poursuivre mon rêve et faire accepter mes choix de vie, je suis restée très attachée aux terres de mes ancêtres. Pour devenir médecin pédiatre et pédopsychiatre, j’ai dû enchaîner les petits boulots en sus de mes études, afin de subvenir à mes besoins. Avec mon mari défunt, également médecin, nous avons gravi les échelons un à un, grâce à notre seule détermination. Je ne le cache pas, si nous avons beaucoup travaillé, nous avons eu une très belle vie, malgré les aléas de la vie. Si nos relations familiales étaient compliquées, avant son décès, ma mère m’a confié une mission : sauver ce qu’il reste de nos terres familiales. Je m’efforce ainsi, depuis une vingtaine d’années, de tenir ma promesse…"

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