De plus en plus de banques craignent l'émergence de créances douteuses. Les établissements doivent d'ailleurs classer les emprunts selon le degré de risque… et il ne vaut mieux pas faire partie des clients qui effraient son banquier !
Ce qu'il se passe si votre banquier pense que vous représentez un risqueIstock

Les Françaises et les Français pourraient ne pas payer leurs dettes. Et cette seule idée suffit à considérablement effrayer les établissements bancaires, contraints de mettre toujours plus d’argent de côté pour se prémunir contre ce risque. Cela n’a rien d’une surprise, indique le site spécialisé MoneyVox qui consacre un long article à la question, puisque la propagation du SARS-CoV-2 a engendré une forte - mais pas sans précédent - crise économique en France. De nombreuses voix s’élèvent déjà au sujet des prêts garantis par l’Etat (PGE), qu’un nombre considérable d’entreprises annonce déjà ne pas pouvoir rembourser.

Mais au-delà des entreprises, comment se passe la situation pour un particulier ? Monsieur et Madame Tout-le-monde peuvent-ils tout simplement prévenir qu’ils ne rembourseront pas leurs emprunts ? Pas exactement… et pourtant les établissements bancaires prévoient d’ores et déjà des mécanismes pour parer à l’éventualité.

Créances douteuses : comment se protègent les banques ?

Afin de réagir de la meilleure façon qui soit, les établissements bancaires ont préparé un système de classement des prêts. Trois catégories existent, censées représenter le degré de risque associé à chaque emprunt.

Selon la catégorie à laquelle appartient un emprunt, la banque doit prévoir une somme différente en cas de rupture de dette de la part du particulier.

Appartenir aux catégories 1 et 2 signifie ne pas représenter un risque considérable pour la banque - et donc ne pas s’exposer soi-même à trop de dangers. Cependant, "en phase 2, la banque perçoit les signaux d’une augmentation du risque d'impayé, ce qui la conduit par exemple à dégrader la notation interne de l’entreprise emprunteuse, elle augmente sa provision compte tenu du risque supplémentaire estimé sur l'ensemble de la durée de vie du crédit", explique Laurent Quignon, responsable économie bancaire chez BNP Paribas, à nos confrères.

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