Assurance habitation : pourquoi les propriétaires vont payer plus cher en 2026
C'est une douche froide qui attend de nombreux ménages français. Alors que le budget des foyers est déjà contraint par l'inflation alimentaire et énergétique, une autre ligne de dépense s'apprête à exploser. Si vous pensiez avoir passé le plus dur avec les révisions tarifaires de l'an passé, détrompez-vous. L'année à venir s'annonce particulièrement salée pour ceux qui possèdent leur logement, avec des hausses ciblant spécifiquement certaines régions et profils.
Faisons le point sur cette nouvelle donne financière et les raisons structurelles qui poussent les assureurs à revoir leurs barèmes à la hausse.
Auto et maison : la double peine budgétaire
Le constat est sans appel : se loger et se déplacer coûtera plus cher en assurance. D'un côté, les automobilistes devront absorber une hausse d'environ 5% sur leurs primes, une conséquence directe du coût croissant des pièces détachées et de l'électronique embarquée. Mais c'est bien sur le front du logement que la facture sera la plus douloureuse.
Selon les projections de l'assureur Leocare, relayées par BFM, l'augmentation des assurances habitation en 2026 devrait osciller en moyenne entre 6% et 7%. Cependant, cette moyenne cache de fortes disparités. Ce sont les propriétaires qui subiront le choc le plus violent, avec des primes bondissant de 9% à 12%, contre une fourchette de 8% à 10% pour les locataires. Cette hausse des tarifs assurance habitation propriétaires et locataires s'inscrit dans la continuité des augmentations déjà observées en 2024 et 2025.
Pourquoi mon assurance habitation augmente-t-elle en 2026 ?
Si les tarifs s'envolent, ce n'est pas uniquement dû à l'inflation classique. Deux facteurs majeurs redessinent la carte des risques en France. Le premier est réglementaire et climatique : la surprime « Cat Nat » (catastrophes naturelles), prélevée sur tous les contrats, a explosé. Elle est passée de 12% à 20% au 1er janvier 2025. Cela représente un surcoût moyen de 41 euros par an et par ménage.
Cette revalorisation sert à financer un régime mis sous tension par la multiplication des événements extrêmes. En effet, l'État estime que le coût de la sinistralité liée au climat augmentera de 40% d'ici 2050. C'est cet impact du changement climatique sur l'assurance habitation qui force les compagnies à anticiper dès aujourd'hui des dépenses colossales pour demain.
Quelles sont les villes les plus exposées ?
Le second facteur explicatif réside dans la géographie. Les assureurs ciblent désormais les villes moyennes les plus touchées par la hausse assurance habitation, identifiées comme de nouveaux foyers de sinistres. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas toujours les grandes métropoles qui coûtent le plus cher à assurer, mais des zones urbaines exposées à des aléas précis.
Prenez l'exemple de Carcassonne ou de La Rochelle. Ces villes cumulent des risques d'inondations, de tempêtes et, pour la seconde, de submersion marine. À Carcassonne, un propriétaire d'un simple trois-pièces doit déjà débourser 256 euros par an. D'autres cités comme Bordeaux, Avignon, Agen ou Montauban voient leurs tarifs grimper en raison de la sécheresse qui fissure les bâtis.
Ces zones concentrent ce que Leocare appelle « des aléas précis » favorisant les sinistres du quotidien. Pour les assurés, il devient donc urgent de comparer les offres, car le coût moyen de la surprime catastrophes naturelles 2025 et les majorations locales risquent de peser lourdement sur le pouvoir d'achat.