Désormais, en raison de la faible rémunération du fonds euros, les épargnants souhaitant booster leur assurance vie doivent miser sur la diversification. Comment augmenter l'efficience de votre contrat tout en limitant les risques ?
Assurance vie : comment optimiser votre rendement en limitant les risques ?IllustrationIstock
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Êtes-vous prêt à prendre plus de risque ? Si l’assurance vie est, selon les Français, un excellent produit d’épargne pour préparer leur retraite, les contrats en fonds euros ne rapportent plus. "Il faut sortir du dogme de la sécurité, de la liquidité et du rendement, tel que nous l’avons connu", indiquait en mars 2021 Philippe Heim, président du directoire de La Banque Postale, sur BFM Business. Le fonds euros, "il faut oser le dire : il est mort, compte tenu des taux négatifs".

En effet, le rendement moyen des supports à capital garanti servi en 2021 devrait ne pas dépasser le seuil de 1%, d’après les estimations du cabinet spécialisé Good Value for Money. Soit bien moins que l’inflation, qui a atteint 2,8% en décembre 2021. Elle devrait d’ailleurs, selon les estimations de l’Insee, encore grimper en 2022 : 2,9% sur un an en janvier 2022, et jusqu’à 3,4% en glissement annuel au mois de juin. Vous êtes donc largement perdant, si vous ne diversifiez pas votre argent.

Assurance vie : il va falloir prendre plus de risque

Pour espérer gagner de l’argent, une prise de risque est nécessaire. La diversification en actions (coté et non coté) est recommandé par les experts. Tommy Pierre Pollet, directeur de l’offre financière de la société spécialisée dans la gestion de patrimoine, Selexium, préconise dans les colonnes de Capital de se renseigner sur les "fonds euros de nouvelle génération dont les actifs sous-jacents sont l’immobilier et les actions". Ces fonds "dynamiques" ou "immobiliers" offrent en effet des performances supérieures aux fonds euros classiques.

Vers quels fonds plus rémunérateurs faut-il alors se tourner ?

Assurance vie : positionnez-vous sur les unités de compte (UC)

Une partie de votre capital doit être misé sur des unités de compte (UC), des supports investis en actions, immobilier, etc. Attention toutefois, car votre argent s’y est pas garanti. Si vous souhaitez limiter les risques, préconisez l’immobilier, qui peut être un rempart à la hausse des prix. Les SCPI ont en effet offert un rendement de 4,40% en 2021. Gare néanmoins aux frais d’entrée.

Comme nous l’indiquait récemment Christèle Biganzoli, fondatrice de Ritchee, plateforme de conseil patrimonial, "la meilleure épargne et celle qui répond à plusieurs atouts : le rendement, la fiscalité et la disponibilité qui constituent le triangle d’or de l’épargne, puis le moins de frais possibles pour soi et les ayants droits."

Quel part de risque faut-il prendre ?

Assurance vie : la prise de risque doit être proportionnelle à votre âge

L’experte recommandait dans nos colonnes de souscrire une assurance vie haut de gamme, pilotée et sans frais. Ainsi, "vous ne serez jamais perdant, car la majorité des autres produits sont fiscalisés". En plus de sa disponibilité à tout moment, la fiscalité de l’assurance vie est en effet intéressante à la fois en cours de vie et à la sortie. Pensez néanmoins à "adapter votre stratégie patrimoniale, en fonction de votre âge : quand on a 20 ans, on prend 80% de risque, pour la part qu’on investit en retraite, puis à 50 ou 60 ans, on bascule sur des profils plus prudents, afin de ne pas perdre le capital investi."

Osons parler d'obsèques ! Conférence en ligne jeudi 2 juin à 15 heures. Olivier Noel, expert en gestion de patrimoine depuis plus de 20 ans répondra à toutes vos questions !

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