Certains Français ont fait le choix d'économiser autant d'argent qu'il leur est possible pour pouvoir arrêter de travailler dès 40 ans. Les cotisations qu'ils ne paient plus pourraient-elles poser un problème pour vos retraites ?
Les frugalistes, ces jeunes qui prennent leur retraite à 40 ans, sont-ils dangereux pour l'équilibre du système ?Istock

"J'ai envie de profiter maintenant que je suis en bonne santé, parce que je ne sais pas ce qu'il va advenir de moi dans une semaine, une année ou cinq ans", affirme Daniel, un presque quadragénaire suisse, de plus en plus tenté par le frugalisme. Interrogé par RTS, une radio helvète, il fait partie de ces gens qui - de toute évidence - en ont assez de travailler. Et envisagent donc un départ à la retraite précipité. C'est le cas d'Antonio, par exemple, qui "prévoit de diversifier ses sources de revenus pour rassembler suffisamment d'économies et arrêter de travailler à 50 ans", écrivent nos confrères.

En France aussi, comme l'a déjà expliqué Planet, le phénomène prend de l'ampleur. Yann, un trentenaire, est ingénieur. Et expliquait être séduit il y a déjà deux ans. "Mon travail me met énormément la pression et je ne me vois pas travailler jusqu'à 68 ans. On n'a qu'une vie et il faut en profiter", déclarait-il aux journalistes de 20 minutes, en 2018. Cela étant, mettre un terme à sa carrière aux alentours de quarante ans demande un réel investissement. Environ 40% des revenus annuels, pour l'ingénieur, généralement pas moins de 50% et parfois jusqu'à 80% selon les cas, indique Capital

Arrêter de travailler à 40 ans : est-ce dangereux pour la société ?

"Au rythme où je suis, je pourrais arrêter de travailler à 45 ans", poursuit Yann, qui a embarqué son épouse dans l'aventure. Ils entendent tous deux "développer un potager", afin d'être "totalement autonomes".

"Tant que cela reste marginal, un phénomène pareil ne pose pas de réels problèmes à l'échelle de la société", analyse pour sa part Florence Legros, économiste et directrice générale de l'ICN Business School. "Naturellement, s'il venait à se généraliser davantage dans la population, ce mode de vie soulèverait certaines questions de financements. Soit les frugalistes bénéficient de minima sociaux en plus de la rente qu'ils ont constitué, soit ils sont inactifs et ne touchent aucune aide. Dans ce scénario, on rencontre un problème de rentrée de cotisations qui, si le frugalisme devenait courant, pourrait poser un vrai souci d'équilibre du système de retraites", poursuit la spécialiste.

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