Affaire Epstein : de nouvelles révélations visent le financement de campagne de Bruno Le Maire
Ces révélations tombent au plus mal pour l'ancien locataire de Bercy. Alors que les "Epstein Files" continuent de livrer leurs secrets, le nom de Bruno Le Maire surgit dans une correspondance explicite impliquant un proche de Nicolas Sarkozy. Au cœur du dossier : une recherche de financements étrangers pour une campagne présidentielle qui interroge sur les liens entre le monde politique français et le réseau du délinquant sexuel américain. Voici les éléments clés pour comprendre cette affaire qui secoue la droite.
Une rencontre stratégique dévoilée par les archives
Tout part d'une nouvelle salve de documents rendus publics fin janvier 2026. Ces archives judiciaires américaines mettent en lumière les connexions internationales de Jeffrey Epstein. Selon les informations relayées par Sud Radio, Bruno Le Maire apparaît dans des échanges de courriels datant de 2013, orchestrés par Olivier Colom, ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Ce dernier aurait servi d'intermédiaire pour introduire l'homme politique français auprès du financier, alors que Bruno Le Maire préparait le terrain pour ses ambitions nationales.
L'objectif de ce rapprochement semble purement financier. Un email rédigé par Olivier Colom est sans équivoque : il sollicite Jeffrey Epstein pour obtenir « any ideas » (des idées) afin d'aider Bruno Le Maire à « raise money » (lever des fonds) pour sa future campagne. À cette époque, l'intéressé vise la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017. Cette demande de financement de campagne présidentielle Le Maire Epstein pose question, d'autant que le financier avait déjà été condamné pour prostitution de mineures en 2008.
Une défense mise à l'épreuve des faits
Face à ces éléments, la version officieuse qui circule pour défendre l'ancien ministre vacille. Selon une ligne de défense rapportée par plusieurs médias, Bruno Le Maire aurait affirmé s'être senti « piégé » lors de cette entrevue et avoir « immédiatement quitté les lieux ». Cette narration d'une fuite express tente d'exonérer le politique de toute complicité morale. Cependant, la chronologie des échanges interroge la solidité de cet alibi. Si la déclaration Bruno Le Maire « je me suis senti piégé » se veut rassurante, les documents montrent que les contacts ne se sont pas arrêtés instantanément.
En effet, la correspondance entre l'entourage de Le Maire et Epstein s'étale dans le temps. Une trace numérique datant de 2017, bien après la rencontre initiale de 2013, montre que le contact n'était pas rompu. Dans ce courriel, Jeffrey Epstein commente la stature politique de son interlocuteur avec une phrase cinglante : Bruno Le Maire serait « wayyy over his head » (largement dépassé). Cette remarque, exhumée par Contrepoints, suggère que le financier a suivi, voire évalué, le potentiel du candidat français sur plusieurs années. Cette persistance des liens fragilise l'idée d'une rupture nette et immédiate après la rencontre Bruno Le Maire Jeffrey Epstein 2013.
Un silence pesant pour l'avenir politique
Depuis la publication de ces documents en février 2026, l'ancien ministre de l'Économie a opté pour le silence. Selon Sud Radio, il n'a pas répondu aux sollicitations de la presse pour clarifier la nature exacte de ses liens avec Epstein ni sur l'aboutissement des demandes de fonds formulées par Olivier Colom Sarkozy financement Epstein. Ce mutisme alimente les spéculations à un moment où la droite tente de se reconstruire.
Les conséquences de l'affaire Epstein sur la droite pourraient s'avérer lourdes. Pour Bruno Le Maire, dont l'image a déjà souffert de l'usure du pouvoir après sept ans à Bercy, ces révélations compliquent sérieusement toute projection vers l'avenir. Le risque politique Bruno Le Maire 2027 est désormais tangible : être associé, même indirectement, à un réseau de trafic sexuel international via une quête d'argent occulte constitue un boulet médiatique difficile à traîner. Le rôle trouble d'Olivier Colom risque par ailleurs d'éclabousser l'entourage de Nicolas Sarkozy, rappelant les liaisons dangereuses entre certains cercles de pouvoir parisiens et la jet-set new-yorkaise.