Dormir 8 heures ne suffit pas : découvrez les 7 repos nécessaires contre l'épuisement
Les cernes sous les yeux ne sont souvent que la partie visible de l'iceberg. Alors que la fatigue s'installe durablement dans le quotidien des Français, une simple nuit de huit heures échoue parfois à restaurer notre énergie. C'est pour répondre à cette lassitude tenace que la docteure américaine Saundra Dalton-Smith a théorisé, dans son ouvrage de référence, les mécanismes d'une récupération véritablement efficace.
Une distinction nécessaire entre dormir et se reposer
Le constat est sans appel : nous confondons trop souvent sommeil et repos. La Dr Saundra Dalton-Smith, spécialiste en médecine interne et auteure de Sacred Rest, tire la sonnette d'alarme face à ce qu'elle nomme une "fatigue épidémique". Selon diverses études récentes, dont un baromètre Qare/OpinionWay, près de la moitié des Français déclarent souffrir de fatigue, un chiffre qui témoigne d'un mal-être profond.
Dans son analyse, la médecin insiste sur une nuance fondamentale : « Le sommeil et le repos ne sont pas la même chose », explique-t-elle. Si le sommeil reste indispensable pour la réparation physique, il ne peut combler les déficits accumulés par notre mode de vie hyper-connecté. Les 7 types de repos de la Dr Saundra Dalton-Smith visent à combler ces manques spécifiques – cognitifs, émotionnels ou sociaux – que l'oreiller ne peut résoudre seul.
Les sept leviers pour une régénération totale
Pour vaincre la fatigue chronique en France et ailleurs, il convient d'identifier précisément quel réservoir d'énergie est à sec. La spécialiste dresse une typologie précise incluant, mais dépassant largement, la dimension physique.
Le repos physique est le plus connu : il englobe le sommeil (passif) mais aussi le yoga ou les étirements (actifs). Pourtant, d'autres formes sont tout aussi déterminantes. Le repos mental s'adresse aux cerveaux qui ne s'arrêtent jamais ; son absence se traduit par une incapacité à se vider la tête au moment du coucher. Le repos sensoriel devient une urgence face aux écrans et aux bruits de fond incessants qui saturent notre système nerveux.
La médecin identifie également le repos créatif, nécessaire pour ceux qui doivent constamment résoudre des problèmes ou innover. Il s'obtient en s'exposant à la beauté, qu'elle soit naturelle ou artistique. Le repos émotionnel permet de cesser de vouloir plaire à tout prix et d'exprimer ses sentiments réels, tandis que le repos social invite à privilégier les relations qui nous nourrissent plutôt que celles qui nous épuisent. Enfin, le repos spirituel offre une reconnexion à un sens plus large, que ce soit par la méditation ou l'engagement communautaire.
Ces besoins sont souvent ignorés car notre société valorise la productivité immédiate, reléguant le repos non-physique au rang de perte de temps.
Un diagnostic ciblé pour des solutions adaptées
Identifier son déficit constitue la première étape vers la guérison. Si vous ressentez une irritabilité constante ou des oublis fréquents, vous manquez probablement de repos mental. La solution préconisée n'est pas de dormir davantage, mais de programmer de courtes pauses pour noter vos pensées, ce qui aide à faire la différence entre sommeil et repos mental.
Pour ceux qui se sentent vidés après chaque interaction, le déficit se situe au niveau social. Les remèdes contre l'épuisement professionnel ou personnel passent ici par un tri sélectif de l'entourage ou des moments de solitude choisis. Quant au manque de repos sensoriel, il se combat par des gestes simples : fermer les yeux une minute en milieu de journée ou débrancher les notifications le soir. Enfin, pour combler un déficit émotionnel, il faut oser déléguer les tâches qui exigent une gestion de l'humeur constante. Comprendre ces nuances permet de ne plus subir la fatigue comme une fatalité.