Les 15 monuments français les plus visités en 2025 : une affluence record !
La France confirme son attractivité mondiale avec des chiffres historiques pour 2024 et un début 2025 sur les chapeaux de roues. Il faudra attendre encore un peu pour avoir des données complètes pour la totalité de l'année écoulée. Mais si les voyants sont au vert, c'est moins le cas pour les recettes. Un phénomène qui perdure.
102 millions de visiteurs : la flamme olympique
Selon les données communiquées par le ministère de l'Économie, la France conforte sa place de leader mondial avec 102 millions de visiteurs internationaux accueillis en 2024. Ce flux massif s'est traduit par une augmentation significative des revenus, les recettes atteignant 71 milliards d'euros, soit une hausse de 12 % par rapport à l'année précédente.
Ce succès n'est pas le fruit du hasard. Les JO de Paris ont joué un rôle de catalyseur, tout comme le 80e anniversaire du Débarquement ou la réouverture très attendue de Notre-Dame de Paris. Ces événements ont servi de vitrine exceptionnelle, attirant des voyageurs du monde entier. Le solde de la balance des paiements touristiques en profite également, affichant un excédent de 15 milliards d'euros.
Première destination mais pas la plus rentable
Si le nombre de visiteurs donne le tournis, la réalité comptable est plus nuancée. Dans le classement des recettes issues du tourisme, l'Hexagone ne se hisse qu'à la quatrième place, loin derrière l'Espagne qui domine le marché avec 135 milliards d'euros récoltés en 2025, vient d'annoncer son ministre du Tourisme, Jordi Hereu, presque le double qu'en France !
Cela s'explique par la nature des séjours. La France est souvent privilégiée comme une étape courte ou un point de transit au sein d'un circuit européen plus large, ce qui limite mécaniquement les dépenses sur place. À l'inverse, l'Espagne parvient à retenir ses vacanciers plus longtemps et elle est moins chère quand on veut faire la fête par exemple. Toutefois, la structure de la clientèle évolue : les "marchés lointains" reviennent chez nous en force. Les nuitées des touristes américains ont grimpé de 5 %, tandis que celles des Chinois ont augmenté de +40 %.
La France garde sa couronne... pour l'instant ?
Les indicateurs montraient une croissance vigoureuse du tourisme en France en début d'année 2025. Les recettes étaient en hausse de 13,7 % au premier semestre, et atteignaient déjà 37,3 milliards d'euros. Les arrivées aériennes internationales avaient, quant à elles, progressé de 10 % (le trafic dans les aéroports a augmenté de 3,4% en tout en 2025, indique un communiqué du jeudi 15 janvier 2026, revenant quasiment à son niveau d'avant Covid). Face à ces résultats encourageants, les ambitions gouvernementales sont revues à la hausse. L'État vise désormais la barre des 100 milliards d'euros de recettes issues du tourisme international d'ici à 2030. Mais... car il y a un mais.
L'Espagne désormais sur nos talons
Ce jeudi 15 janvier, comme évoqué plus haut, Jordi Hereu, le ministre espagnol du secteur, a lui communiqué les chiffres intégraux pour 2025. Les recettes ont ainsi explosé avec une hausse de 6,8 % sur un an, rapporte 20 Minutes. Quant au nombre de touristes, il a dépassé les 97 millions, contre 94 millions en 2024 ! Les Espagnols sont désormais réellement sur nos talons.
Toutefois, comme le soulignent nos confrères, le ministre a appelé les acteurs de son pays à diversifier leurs activités, car le tourisme de masse, s'il rapporte, est aussi devenu néfaste dans beaucoup de grandes villes comme Barcelone ou îles paradisiaques comme les Baléares.
Des chiffres définitifs, nous en avons aussi pour 2025 : ceux fournis par le Centre des monuments nationaux (CMN). Des sites historiques bien différents de la Tour Eiffel ou du musée du Louvre, mais qui ont réussi la prouesse d'attirer 12 millions de curieux l'année passée, révèle Le Figaro. Voici, en images, le classement des 15 monuments remarquables français les plus visités.
Le château d’If
Le château d’If, construit sur ordre François Ier et achevé en 1531 sur l'îlot du même nom au large de Marseille, était une forteresse qui devint une prison, rendue célèbre par Le Comte de Monte-Cristo d''Alexandre Dumas. Classé monument historique en 1926, il figure à la 15e place du classement du Centre des monuments nationaux les plus visités en France en 2025 avec 120 696 visiteurs.
Sources : CNM, Le Figaro
L'abbaye de Cluny
Edifiée au milieu du Moyen Âge sous les rois Carolingiens et inaugurée vers 909 ou 901, l'abbaye de Cluny était à l'origine un monastère bénédictin. Elle a connu au fil des siècles de nombreuses modifications mais son architecture exceptionnelle la fit classer monument historique dès 1856. Symbole de la Saône-et-Loire, elle figure à la 14e place du classement du Centre des monuments nationaux les plus visités en France en 2025 avec 140 334 visiteurs.
Sources : CNM, Le Figaro
La basilique Saint-Denis
Nécropole des rois de France (de Dagobert Ier à Louis XVIII), la basilique Saint-Denis était à l'origine une simple chapelle bâtie probablement entre 450 et 475. Elle deviendra au fil des transformations une église de style gothique. Classé monument historique en 1862, elle figure à la 13e place du classement du Centre des monuments nationaux les plus visités en France en 2025 avec 151 457 visiteurs.
Sources : CNM, Le Figaro
Le château de Vincennes
Le château de Vincennes est une forteresse (la plus grande existant encore en France) dont la construction a commencé au Moyen Âge vers 1 178. C'était à la base une résidence royale, célèbre pour avoir souvent reçu Saint-Louis (Louis IX), dont une statue trône près de son enceinte, et pour son imposant donjon. Classé monument historique en 1993 seulement, il figure à la 12e place du classement du Centre des monuments nationaux les plus visités en France en 2025 avec 164 004 visiteurs.
Sources : CNM, Le Figaro
Le château de Pierrefonds
Le château de Pierrefonds, qui borde la forêt de Compiègne dans l'Oise, est un imposant château fort construit à la fin du XIVe siècle sur un édifice plus ancien. Il connut de nombreux conflits et propriétaires. Détruit volontairement en 1617 sous le règne de Louis XIII, il devint au fil des années une ruine prisée des curieux. Napoléon III le fit restaurer en 1857 par Viollet-le-Duc, le chantier fut achevé en 1885. Classé monument historique en 1862, il figure à la 11e place du classement du Centre des monuments nationaux les plus visités en France en 2025 avec 184 457 visiteurs.
Sources : CNM, Le Figaro
Les tours et les remparts d’Aigues-Mortes
La tour de Constance d'Aigues-Mortes dans le Gard fut construite à la demande de Saint-Louis (Louis IX) après son départ pour la 7e Croisade entre 1240 et 1248. Pour le reste, les remparts et les autres tours, les dates sont moins précises. Classés monuments historiques en 1903, la tour de Constance, les remparts et le château figurent à la 10e place du classement du Centre des monuments nationaux les plus visités en France en 2025 avec 209 627 visiteurs.
Sources : CNM, Le Figaro
Le château d’Azay-le-Rideau
Le sublime château d’Azay-le-Rideau, chef d'oeuvre des châteaux de la Loire, fut bâti sous le règne de François Ier entre 1518 et 1524 sur les ruines dans plus ancien. Racheté par une famille issue de la noblesse en 1791, il fut transformé en un édifice de style Renaissance jusqu'en 1899, et racheté par l'Etat six ans plus tard. Classé monument historique en 1905, il figure à la 9e place du classement du Centre des monuments nationaux les plus visités en France en 2025 avec 320 786 visiteurs.
Sources : CNM, Le Figaro