La vie de Marie, 67 ans, a basculé à jamais quand un agent de police lui a raconté les effroyables crimes dont elle était victime à son insu depuis plusieurs années. Son mari, Dominique, la droguait régulièrement avec un puissant somnifère avant d'inviter des inconnus pour la violer dans leur lit conjugal.
Vaucluse : un homme drogue sa femme et invite des inconnus pour la violerIllustrationIstock
Sommaire

Un homme d'une soixantaine d'années, repéré en train de filmer sous les jupes des clientes d'un hypermarché avec son téléphone portable.  D'après Midi Libre, telle est la découverte faite par le service de sécurité du magasin E.Leclerc de Carpentras (Vaucluse) le 12 septembre 2020. Arrêté puis emmené au poste de police, les forces de l'ordre entreprennent une perquisition au domicile du retraité. Elles auraient saisi un ordinateur portable, un caméscope et un appareil photo avant de le remettre en liberté.

Seulement voilà : les agents de police font une sordide découverte dans l'un des appareils de Dominique, le retraité en question. En effet, ils retrouvent des photos d'une femme nue, ainsi que des conversations très suspectes entre lui et d'autres hommes où il donne les doses nécessaires pour endormir sa femme ainsi que les instructions pour se rendre chez eux.

En 2020, la retraitée apprend que son mari la drogue depuis des années

Rapidement, une enquête est ouverte pour viols aggravés. Le 2 novembre, Dominique est placé en garde à vue pendant que son épouse apprend la nature des terribles crimes dont elle a été victime sans le savoir ces dernières années. La retraitée de 67 ans découvre que son mari la drogue le soir depuis plusieurs années avec du Temesta, un somnifère très puissant... Avant d'inviter des hommes dans leur lit conjugal. Le couple était marié depuis presque cinquante ans, et a eu trois enfants ensemble.

De son côté, le suspect donne sa version des faits en garde à vue. Il avoue avoir découvert que sa femme prenait des somnifères entre 2013 et 2014. Là, il aurait découvert qu'il pouvait "se livrer à des actes sexuels, sans qu’elle réagisse", selon les mots du quotidien régional. Qui étaient les hommes qu'il invitait par la suite ?

Pompiers, infirmiers, journalistes, gardiens de prison... Qui sont ces inconnus suspectés d'avoir violé la victime ?

"Plus tard, sur le site coco.fr, j’ai indiqué ce que je faisais à mon épouse et je voulais faire venir des gens chez moi pour qu’ils voient ce que je faisais", explique Dominique aux forces de l'ordre. Sur ce site libertin, il aurait invité "entre trente et cinquante" hommes à venir chez lui, pour qu'ils l'observent abuser de sa femme, tout en filmant... Mais pas seulement. Il reconnaît que les visiteurs inconnus n'étaient pas inactifs eux non plus : "Ils savaient qu'ils profitaient d'une personne endormie", dit-il lors de sa garde à vue. Journaliste, gardien de prison, infirmier, ouvrier ou encore employé... Ces hommes ont-ils été écroués ?

Soixante hommes reconnus sur les scènes de viol filmées

En février de cette année, le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier ont identifié soixante hommes sur les scènes de viol filmées par Dominique. "Depuis, au cours de plusieurs vagues d’arrestations, dont la dernière ce mardi 28 septembre, ils sont déjà plus de trente à avoir été mis en examen et écroués pour viol, et l’enquête n’est pas achevée", écrit le Midi Libre.

Marie n'aurait pas été la seule femme à être victime de ces effroyables viols. En effet, le retraité a reconnu s'être rendu chez un autre homme pour abuser de son épouse. Au moment où il baissait son pantalon, la victime se serait réveillée et aurait allumé la lumière en raison d'un dosage insuffisant. Les forces de l'ordre poursuivent les recherches pour découvrir les éventuels autres crimes commis de cette manière. 

Téléchargez votre guide mutuelle (gratuit) !

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.