Pour le quatrième vendredi de mobilisation contre le pouvoir, beaucoup de jeunes Algériens vivent les manifestations comme "un rêve".

Sur une grande terrasse au dernier étage d'un vieil immeuble avec une vue imprenable sur Alger, Leila, Ines, Sami et Lily préparent secrètement les manifestations dans un squat improvisé avec une trentaine de jeunes. Vendredi 15 mars, des milliers d'Algériens sont attendus dans les rues pour demanderle départ du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans. C'est la 4e grande manifestation hebdomadaire, et la première depuis le report de la présidentielle et la prolongation sine die du mandat du président.

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"Je vis cela comme un éveil du peuple. C'est comme un rêve. On n’en peut plus, du système, de ce président qui ne veut pas bouger de son trône." Les quatre amis fabriquent des calicots en écoutant du Led Zeppelin avec l'insouciance touchante et déconcertante d'une jeunesse qui n'a connu les années noires de l'Algérie qu'à travers les récits des parents. Entre 1990 et 2000, dix années de guerre civile et de terrorisme ont fait des dizaines de milliers de morts.

"Papa, lui, a reçu une balle dans le bras et a dû se cacher pendant trois semaines parce qu’il était recherché par les autorités, sourit l’une d’eux. Et bien là, chaque...

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