Remaniement : déjà quatre ministres sur la sellette au gouvernement Borne 2 ?
Quelques heures seulement après le remaniement, quatre ministres du gouvernement Borne 2 sont déjà incertains de conserver leur poste. La raison ? Leur élection aux législatives fait l'objet d'un recours par leur adversaire ou par un électeur de leur circonscription. Qui sont-ils ?

Des visages familiers et des nouveaux arrivants.  L'Élysée a officiellement annoncé la composition du gouvernement Borne 2, remaniement notamment marqué par l'éviction de Damien Abad, visé par une enquête pour tentative d'agression sexuelle, un signalement, et une plainte pour viol classée sans suite. Le député de la cinquième circonscription de l'Ain était à la tête du ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées de France. 

Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d'État chargée de la Francophonie, est en revanche maintenue à son poste malgré deux plaintes pour viol et une troisième plainte pour violence dans le cadre de ses fonctions de gynécologue. 

Vous pouvez retrouver la composition complète du nouveau gouvernement dans un précédent article

Qui pour remplacer les ministres battues aux élections législatives ? 

Autre casse-tête pour Elisabeth Borne : remplacer les ministres battues aux élections législatives. En effet, la consigne était claire : en cas de défaite aux législatives, les ministres candidats sont tenus de démissionner. 

  • Amélie de Montchalin  a été remplacée par Christophe Bechu à la tête du ministère dela Transition écologique et de la Cohésion des territoires. 
  • Brigitte Bourguignon  a été remplacée par François Braun à la tête du ministère de la Santé et de la Prévention.
  • Justine Bénin  a été remplacée par Hervé Berville  au poste de secrétaire d’État chargée de la mer.

Enfin, il a fallu remplacer la nouvelle présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, au poste de ministre déléguée des Outre-mer. C'est désormais Jean-François Carenco qui occupe cette fonction. 

D'autres ministres risquent-ils, eux aussi, de devoir céder leur place ? Selon les informations de Capital, la victoire aux législatives de quatre membres du gouvernement est remise en question, pouvant mener à leur démission. Précisions dans notre diaporama ci-dessous. 

Quels sont les ministres sur la sellette ?

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Quels sont les ministres sur la sellette ?

Fraîchement nommés au gouvernement Borne 2, quatre ministres voient leur victoire aux législatives remise en question auprès du Conseil constitutionnel. Une décision de l'institution en leur défaveur pourrait leur coûter leur place au sein de leur ministère... Voici de quels députés il s'agit. 

Carole Grandjean

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Carole Grandjean

Nouveau visage du gouvernement Borne, Carole Grandjean a été nommée au poste de ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels, sous la tutelle du ministère du Travail. Seulement voilà : la députée de Nancy (Moselle) fait partie des 91 gagnant(e)s des élections législatives dont la victoire est contestée devant le Conseil constitutionnel. 

Clément Beaune

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Clément Beaune

Clément Beaune fait son retour au gouvernement en tant que ministre délégué aux Transports. En juin dernier, il remportait de justesse la septième circonscription de Paris aux législatives. Son adversaire, Caroline Mecary (Nupes), a déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel. 

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Jean-Noël Barrot

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Jean-Noël Barrot

Jean-Noël Barrot a été nommé au poste de ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications, sous la tutelle du ministère de l'Économie. Candidat MoDem réélu dans la deuxième circonscription des Yvelines (78), sa victoire fait l'objet d'un recours de la part d'un électeur. 

Roland Lescure

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Roland Lescure

Fraîchement nommé au ministère de l'Industrie, Roland Lescure a remporté les élections législatives dans la première circonscription des Français établis hors de France. Une victoire contestée par son adversaire, Alain Ouelhadj (Reconquête !), qui a déposé un recours.