Le président a fait savoir qu'il ne s'exprimerait pas ce mercredi 27 janvier 2021. Le confinement est potentiellement repoussé… s'il reste à l'ordre du jour. D'aucuns prétendent désormais qu'il est nécessaire de mettre les retraités à l'isolement.
Quels risques le président prend-t-il, s'il ne reconfinait que les retraités ?AFP

Il y a ceux qui militent pour un confinement généralisé, mais uniquement le week-end. Ils jugent nécessaire d'éviter tout type de déplacement "loisir" entre les régions, mais aussi de limiter les contacts familiaux ; sans malmener l'économie française, indique Ouest-France. Et puis, il y a ceux qui estiment nécessaire de "confiner" les écoles en adaptant les vacances de Février. Enfin, certains défendent l'idée d'une mise sous cloche de tout un pan de la population seulement : les personnes âgées. D'aucuns parlent des plus de 65 ans seulement, ainsi que l'évoque le quotidien, tandis que d'autres sont plus vagues sur l'âge potentiellement retenu.

C'est le cas de Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique qui invite "les personnes âgées les plus fragiles à aller vers une forme d'auto-isolement volontaire", au moins pour deux mois. "Le plus important ce sont les populations de + de 65 ans, s'ils acceptaient de se confiner 2-3 semaines, on aurait un impact sur les hospitalisations qui serait le même qu'un confinement général", assure pour sa part l'épidémiologiste Martin Blanchier, dont le quotidien reprend le propos. Il poursuit : "Probablement que dans 2-3 semaines on aurait évité le pire, c'est-à-dire que des personnes vulnérables soient exposées pendant le haut de la vague".

Faut-il craindre un reconfinement des retraités ?

"Les personnes âgées sont les plus sérieuses ! On se prive de tout déjà, il faudrait plutôt se tourner vers les jeunes qui ne respectent pas les gestes barrières", assène un retraité poitevin contacté par France Bleu. Force est de constater que de nombreux retraités sont contre l'idée d'un auto-isolement, tel que défendu par le président du Conseil scientifique.

Ce n'est pas la première fois que cette idée fait surface : c'était déjà le cas lors des débuts de l'épidémie. Au printemps 2020, certains défendaient déjà la pertinence d'un confinement ciblé, visant essentiellement à protéger… les personnes âgées, ou à risque. A l'époque, le gouvernement s'y était très rapidement opposé. Faut-il craindre que la pression des variants le fasse cette fois changer d'avis ?

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