Présidentielle 2027 : Jérôme Guedj annonce sa candidature

Publié par Sarah Martin
le 05/02/2026
Présidentielle 2027 : Jérôme Guedj annonce sa candidature
Istock
L’élu de l’Essonne a officialisé sa candidature ce jeudi matin sur France Inter. Il dit vouloir incarner une gauche « républicaine, européenne, universaliste, laïque, sociale » et « écologiste », et se positionne comme une alternative au sein du paysage politique de gauche.

C'est officiel depuis ce jeudi 5 février 2026 : à 54 ans, l'élu de l'Essonne, Jérôme Guedj, brigue l'Élysée. Le député de l'Essonne devient ainsi le premier socialiste à se déclarer pour 2027, rapporte Le Monde. Ancien frondeur sous le quinquennat de François Hollande et énarque reconnu pour son expertise sur le grand âge, il pose les jalons d'une campagne identitaire forte. Sur France Inter, il a martelé sa volonté de porter une gauche "républicaine, européenne, universaliste, laïque, sociale et écologiste".

Selon Le Figaro, le candidat insiste sur l'intransigeance morale : "On ne transige pas avec la République, on ne transige pas avec la laïcité, avec l’universalisme". Il entend incarner ce qu'il nomme "le courage de la nuance", se positionnant loin des postures radicales pour défendre la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

Un refus catégorique de la primaire de la gauche

Cette annonce bouscule le calendrier établi. Jérôme Guedj a signifié son refus de participer à la primaire que préparent le PS et les Écologistes pour le 11 octobre 2026. Une initiative qu'il qualifie de "très baroque" au micro de la radio publique, interrogeant sa cohérence programmatique. Pour lui, le problème réside dans le fait que certains participants "considèrent qu’il est possible de discuter avec la France insoumise", note Le Figaro.

En court-circuitant ce processus, le député PS de l'Essonne annonce sa candidature pour "accélérer à la fois le travail programmatique et le travail stratégique" de la gauche non mélenchoniste, indique 20 Minutes. Dénonçant une certaine inertie, il n'hésite pas à qualifier le scrutin envisagé de "primaire de la petite gauche", selon les propos rapportés par Le Monde. Il défend une ligne réformiste assumée, ouverte au compromis – même avec le centre – tout en réfutant l'étiquette de "social-libéral".

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Une rupture consommée avec La France insoumise

La candidature de Jérôme Guedj pour les présidentielles 2027 acte le divorce définitif avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Le député refuse tout dialogue avec LFI, une position figée depuis les "hésitations" de son ancien mentor à qualifier de "terroriste" l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, rappelle Le Monde. Guedj critique Jean-Luc Mélenchon sur le 7-Octobre avec constance et avait déjà matérialisé cette distance en refusant l'étiquette du Nouveau Front populaire lors des législatives de juin 2024.

« Mettons-nous autour de la table devant les Français. Portons une orientation politique qui marque une différence et une rupture avec une gauche qui hésite avec la République, avec une gauche qui hésite avec l’universalisme », a-t-il souligné sur France Inter.

La riposte des Insoumis n'a pas tardé : le député Thomas Portes a immédiatement dénoncé une "candidature macroniste" sur Twitter. Pourtant, Guedj assure ne pas vouloir jouer la division face à Raphaël Glucksmann. Il appelle à un "cadre collectif" élargi pour éviter "le pire des scénarios" décrit dans Le Figaro : un second tour opposant l'extrême droite de Jordan Bardella à un candidat « insoumis ».

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