Groenland : Macron demande l'aide de l'Union européenne
La diplomatie cède le pas à l'épreuve de force. Alors que Donald Trump exige l'achat du Groenland sous peine de lourdes sanctions financières, la France organise la résistance et refuse de céder au chantage. Ce bras de fer inédit entre alliés historiques pourrait bien avoir des répercussions directes sur votre quotidien si l'Union européenne met sa menace de riposte à exécution.
Une réponse ferme au chantage américain
Emmanuel Macron ne compte pas se laisser faire. Face à l'ultimatum de la Maison Blanche, le président français se positionne en chef de file d'une riposte européenne unifiée, appelant Bruxelles à "brandir, voire à utiliser" les grands moyens. À l'origine de cette crise diplomatique majeure se trouve l'obsession de Donald Trump pour l'achat du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark. Comme le rapporte La Tribune, le président américain maintient sa menace de droits de douane "jusqu'à la vente totale du Groenland."
Huit pays, dont la France et l'Allemagne, sont directement dans le viseur de Washington. Le calendrier est serré et la menace financière réelle : si les négociations n'aboutissent pas, des taxes de 10 % s'appliqueront dès le 1er février, pouvant grimper à 25 % au 1er juin. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, a d'ailleurs qualifié sans détour ces manœuvres de "chantage."
L'arme nucléaire économique de Bruxelles
Pour contrer cette offensive, Paris demande officiellement l'activation de l'instrument anti-coercition UE. Surnommé "bazooka commercial", ce dispositif entré en vigueur en 2024 est conçu précisément pour ce scénario : répondre aux pressions économiques d'un pays tiers qui tente d'influencer les choix politiques de l'Union. Il faut le voir comme une force de dissuasion massive.
Qualifié d'"arme nucléaire économique" par l'eurodéputée Valérie Hayer, cet outil permet à l'Europe de frapper fort. Le processus est strict : après une enquête de la Commission européenne et un vote des États membres à la majorité qualifiée, Bruxelles peut déployer des contre-mesures proportionnées. Le fonctionnement du bazooka commercial européen autorise ainsi des hausses tarifaires ciblées, un gel des investissements étrangers ou des restrictions face aux menaces commerciales américaines sur les marchés publics européens.
Votre pouvoir d'achat en première ligne
Cette escalade n'est pas sans risques pour l'économie réelle. Les conséquences des surtaxes douanières de Donald Trump pourraient rapidement se faire sentir dans les rayons français. Si Washington met ses menaces à exécution et que l'UE réplique, les consommateurs risquent de subir une augmentation des prix, notamment sur les produits importés comme l'électronique ou certaines marchandises industrielles, répercutant la hausse des coûts de douane.
Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, dénonce une "forme de guerre économique", tandis que Capital évoque déjà une liste de représailles prête à l'emploi ciblant 93 milliards d'euros de produits américains. Au-delà de la simple dispute commerciale, c'est la souveraineté européenne qui se joue actuellement, au risque de déstabiliser durablement l'Alliance atlantique.