Kate et William : la restriction non-négociable qu'ils imposent à leurs enfants
À l'ère du tout-numérique, la scène tient du paradoxe. Le prince George, 12 ans, la princesse Charlotte, 10 ans, et le prince Louis, 7 ans, grandissent au cœur d'une monarchie modernisée, mais leur quotidien ressemble à celui d'une autre époque. Héritiers de la Couronne, ils sont pourtant strictement privés de smartphones, une règle d'or instaurée par leurs parents. Même hors école, alors que le débat fait rage en France en particulier à cause des réseaux sociaux.
Si cette méthode peut paraître "vieille école", elle ne relève pas d'un conservatisme aveugle. Au contraire, le couple de Galles défend cette ligne de conduite comme le socle d'une parentalité éclairée, luttant activement contre les dangers d'une société distraite.
Une règle stricte face à la pression sociale
C'est le prince William lui-même qui a levé le voile sur cette discipline de fer. Loin des rumeurs, il a tenu à clarifier la situation concernant l'équipement numérique de sa progéniture. "Aucun de nos enfants n'a de téléphone, ce sur quoi nous sommes très stricts", a-t-il confié lors de son passage dans l'émission The Reluctant Traveler sur Apple TV+, rapporte Gala. Une déclaration sans équivoque qui explique pourquoi George, Charlotte et Louis n'ont pas de smartphone, malgré leur âge grandissant.
Avec l'entrée dans l'adolescence, la question devient pourtant pressante. Le prince de Galles ne cache pas que la situation devient "un peu tendue" avec son aîné, le prince George, alors que ses camarades de classe sont sans doute déjà équipés. Mais le futur roi tient bon. Dans une interview accordée à Luciano Huck en novembre 2025, il précise sa pensée : "Je pense que lorsque George passera au secondaire, il pourrait avoir un téléphone sans accès à Internet". Pour William, l'ennemi n'est pas l'objet, mais la toile : "Je pense que les enfants peuvent accéder à trop de choses qu'ils ne devraient pas voir en ligne", ajoute-t-il.
Qu'est-ce que l'"épidémie de déconnexion ?"
Cette méfiance envers le numérique n'est pas qu'une lubie paternelle ; elle s'ancre profondément dans la philosophie éducative de Kate Middleton. La princesse de Galles, très engagée sur le sujet de la petite enfance, a théorisé cette approche dans un essai co-écrit avec Robert Waldinger, professeur à Harvard, intitulé The Power of Human Connection in a Distracted World ("Le pouvoir de la connexion humaine dans un monde distrait").
Dans ce manifeste publié via son Centre pour la petite enfance, Kate dénonce ce qu'elle appelle une "épidémie de déconnexion." Selon elle, les écrans fragmentent notre concentration et nous privent de l'essentiel. "Nous nous asseyons ensemble dans la même pièce tandis que nos esprits sont dispersés sur des dizaines d'applications... Nous sommes physiquement présents mais mentalement absents", écrit-elle. Pour le couple, il est crucial de préserver l'attention indivise offerte aux enfants, particulièrement durant la période critique du développement cérébral, de la grossesse à l'âge de cinq ans.
Pourquoi les experts valident-ils ce choix ?
Loin de passer pour des parents rétrogrades, les "Galles" reçoivent les éloges des spécialistes. Jo Frost, célèbre experte mondiale en éducation (la fameuse "Supernanny"), a salué cette initiative dans les colonnes de Hello! Magazine. Pour elle, élever des enfants royaux sans écrans n'est pas une punition, mais "une décision parentale moderne et réfléchie", basée sur une intentionnalité profonde.
Pour combler l'absence de vie numérique, William et Kate misent sur le plein air et le sport. Le prince William, qui se décrit avec humour comme un simple "chauffeur de taxi" pour ses enfants, encourage leurs passions. "Louis adore le trampoline", tandis que Charlotte s'épanouit dans "le netball et le ballet", et que George, grand fan de sport, se consacre au "football et au hockey", a-t-il détaillé dans The Reluctant Traveler.
Quel traumatisme secret motive cette interdiction ?
Au-delà des principes éducatifs, une raison plus sombre et personnelle pourrait justifier cette fermeté. Il s'agit de protéger la fratrie d'un passé douloureux, notamment celui lié aux photos de paparazzi de Kate Middleton en 2012. Ces clichés intimes, volés lors de vacances en France, avaient provoqué un scandale mondial et une longue bataille judiciaire.
Selon une source proche du Palais citée par Geo News, l'accès libre à Internet exposerait inévitablement les enfants à ces images ou à des commentaires blessants. "Pour Kate, il ne s'agit pas seulement de temps d'écran... c'est de protéger ses enfants de quelque chose qu'aucune mère ne devrait jamais avoir à affronter", confie cette source. L'interdiction devient alors un rempart nécessaire pour préserver leur innocence face à la brutalité de la mémoire numérique.
Si d'autres membres de la famille royale, comme Sophie Winkleman, ont cédé en offrant un téléphone à leurs enfants pour éviter qu'ils ne se sentent "isolés", les Kate et William maintiennent le cap. Une discipline qui s'applique à tous : dans son essai, la princesse rappelle que le pouvoir de la connexion humaine dans l'éducation des enfants commence par l'exemple des parents, qui doivent eux aussi poser leur téléphone.