Éric Zemmour face à la peur : ses confessions chocs sur sa vie sous haute protection
Invité sur le plateau de BFMTV, Éric Zemmour s'est confié sur les contraintes drastiques de sa vie sous protection policière permanente.
Depuis son passage du statut d'éditorialiste polémique à celui de candidat à la présidentielle, l'existence de l'ancien journaliste du Figaro a basculé dans une autre dimension. Alors qu'il tente de relancer la dynamique de son parti, le président de Reconquête ! a accepté de lever le voile sur l'envers du décor de son engagement politique. Une réalité faite de gardes du corps, de véhicules blindés et d'une perte totale d'anonymat qui pèse lourdement sur son moral et celui de ses proches.
Une vie sous cloche et sans spontanéité
Loin des plateaux de télévision et de la ferveur des meetings, Éric Zemmour évolue désormais dans une véritable « bulle » sécuritaire qui l'isole physiquement du reste des citoyens. L'homme qui aimait arpenter les rues de la capitale en « flâneur » a dû faire le deuil de ses habitudes les plus simples. Fini le temps où il pouvait s'installer en terrasse d'un café parisien pour observer les passants : aujourd'hui, le moindre espresso en extérieur nécessiterait l'établissement d'un périmètre de sécurité dissuasif.
Ce renoncement aux petits plaisirs du quotidien inclut l'impossibilité totale d'utiliser les transports en commun ou de déambuler seul dans Paris sans escorte. Lors de son interview choc, il a livré un constat amer sur cette privation de liberté : « Je ne peux plus prendre le métro depuis 2020, je ne peux plus marcher dans la rue tout seul », confie-t-il sur l'antenne de BFMTV. Le sentiment d'enfermement est palpable chez l'homme politique, qui décrit une existence mise entre parenthèses, devenue, selon ses propres mots, « une vie de surveillance ».
L'ombre permanente du SDLP
Pour assurer son intégrité physique, le ministère de l'Intérieur a déployé les grands moyens via le Service de la protection (SDLP). Ce dispositif implique la présence constante d'une équipe de policiers d'élite qui l'accompagne dans la totalité de ses déplacements, qu'ils soient strictement privés ou professionnels. Cette omniprésence policière impose une logistique militaire : chaque sortie doit être planifiée plusieurs heures à l'avance pour permettre aux agents de sécuriser les lieux de rendez-vous, tuant dans l'œuf toute forme d'improvisation.
Cette présence armée modifie inévitablement les rapports avec son entourage. Recevoir des amis ou visiter de la famille implique désormais d'accepter cette « ombre » constante. Même ses interactions avec le public sont filtrées : le paradoxe de sa notoriété fait que les demandes de selfies créent des attroupements soudains, mettant systématiquement ses officiers de sécurité en état d'alerte maximale. Face à Apolline de Malherbe, il a résumé cette lourdeur administrative et psychologique : « C'est une épreuve de chaque instant, on ne s'habitue jamais vraiment à n'être jamais seul ».
La violence comme déclencheur
Ce dispositif exceptionnel ne relève pas du caprice, mais répond à un climat de tension extrême. Le point de bascule remonte au mois d'avril 2020, lorsqu'une vidéo virale montrait l'essayiste se faire insulter et menacer en pleine rue par un individu qui se vantait de son agression. Depuis, la situation n'a cessé de se dégrader, notamment durant la campagne présidentielle marquée par les incidents violents du Trocadéro et de multiples tentatives de perturbation lors de ses déplacements en province.
Face aux critiques sur le coût de sa protection, Éric Zemmour oppose une réponse glaciale et pragmatique. « Il y a des gens qui veulent ma peau, c’est une réalité factuelle », a-t-il martelé sur BFMTV. En tant que figure politique cristallisant les passions et les haines, l'État se voit contraint de maintenir un niveau de protection maximal (niveau 1), généralement réservé aux chefs d'État ou aux personnalités sous la menace directe de groupes terroristes.
Le lourd tribut de l'ambition politique
Ce quotidien sous haute surveillance représente le sacrifice personnel d'un homme passé du statut d'intellectuel influent à celui de la personnalité politique « la plus protégée de France ». Ce grand bibliophile confie avec nostalgie ne plus pouvoir fréquenter ses librairies de quartier favorites sans que l'accès ne soit privatisé ou sécurisé, une logistique qui l'éloigne de la vie de journaliste qu'il chérissait tant.
Cette bulle de sécurité entrave également l'avenir du mouvement Reconquête !, car elle complique considérablement sa volonté affichée de « retourner au contact des Français » pour les élections à venir. Pourtant, malgré ces contraintes pesantes, la détermination de l'ancien candidat reste intacte. « Je savais que le prix à payer serait lourd, mais je ne regrette rien de mon combat », assure-t-il. Au vu de la virulence des menaces qui perdurent sur les réseaux sociaux, ce dispositif semble malheureusement parti pour durer, condamnant Éric Zemmour à vivre encore longtemps entouré de gardes du corps.