Claude François : le test choc imposé par son fils à ses 5 héritiers

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 18/01/2026
claude francois junior
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Près de 50 ans après sa mort, l’empire Claude François rapporte toujours gros. Mais pour éviter une guerre de succession, Claude François Junior impose une règle surprenante à ses enfants : gérer l’héritage chacun leur tour, pendant un an.

Quarante-huit ans après sa disparition, Claude François continue de faire danser la France… et de faire tourner une machine impressionnante. Derrière les tubes éternels, de Alexandrie Alexandra à My Way, l’héritage “Cloclo” reste un trésor aussi populaire que lucratif. Mais ce patrimoine, loin d’être un long fleuve tranquille, se gère comme une entreprise, avec ses enjeux, ses décisions et ses risques. 

Et si la légende traverse les générations, c’est aussi parce qu’un homme veille au grain depuis des années : Claude François Junior. Celui qu’on décrit souvent comme le “gardien du temple” a transformé l’héritage artistique de son père en empire solide, et il prépare désormais la suite avec une méthode qui surprend… et intrigue. Car oui, même dans les familles les plus unies, l’argent et les droits peuvent fissurer des liens.

Ce qui rend son histoire encore plus frappante, c’est qu’au départ, il n’a pas reçu une fortune tombée du ciel. À la mort de Claude François en 1978, la situation était loin d’être idyllique : dettes, pression, responsabilités énormes… Claude François Junior et son frère Marc ont dû relever un défi colossal pour redresser la barre. Cette expérience, il ne l’a jamais oubliée. 

Aujourd’hui, à 56 ans, il pense à la troisième génération et veut éviter le scénario catastrophe que tant de clans célèbres ont connu. L’affaire Hallyday, avec sa guerre d’héritage devenue publique, a notamment marqué les esprits. Pour lui, une succession mal préparée peut devenir une déflagration familiale et médiatique. Résultat : pas question d’improviser. Il veut que tout soit clair, cadré, organisé… et surtout compris par ceux qui prendront un jour le relais.

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C’est justement là que son plan devient fascinant. Comme l’a révélé Gala, Claude François Junior a imaginé un système aussi simple qu’implacable : faire tourner la gestion de l’héritage entre ses enfants, pour qu’aucun ne puisse dire qu’il ne savait pas ce que cela implique.

Il l’a expliqué très directement, avec des mots qui donnent une vraie idée de sa détermination : « Je vais leur proposer de s’en occuper chacun leur tour pendant un an, a-t-il précisé. Au terme des cinq ans, soit ils arrivent à se mettre d’accord en confiant la tâche à l’un d’entre eux, soit ça continue et chacun s’en occupe à tour de rôle une fois par an. Je fais ça parce qu’avant qu’ils se mettent d’accord pour déléguer la responsabilité à l’un d’entre eux, je veux qu’ils prennent tous la mesure de ce que ça représente en termes de temps, de travail et de responsabilités. »

Une manière très concrète de “former” ses héritiers, non pas sur le papier, mais dans la réalité : les rendez-vous, les contrats, les négociations, les décisions sensibles, l’image publique, les projets commerciaux… et tout ce qui va avec.

Et forcément, cette rotation soulève une question que beaucoup se posent déjà : qui, demain, sera le ou la véritable patron(ne) de l’empire Claude François ? Toujours selon Gala, Claude François Junior a confié que trois de ses cinq enfants montraient déjà un intérêt réel pour cette mission. La fratrie, elle, a des profils variés : Manon, 32 ans, avocate pénaliste ; Clara, 28 ans, déjà dans la musique ; Camille, trentenaire experte dans le luxe ; et les deux plus jeunes, Adam (19 ans) et Arthur (17 ans). Et dans ce jeu de succession, tout le monde n’est pas spectateur. 

Claude François Junior raconte d’ailleurs une scène qui en dit long sur l’ambiance à la maison : « Ma fille Clara travaille dans la musique mais la deuxième, Camille, m’a dit : “Ce n’est pas parce qu’elle travaille dans la musique, que nous, on n’est pas capable de le faire aussi. Ça m’intéresse, explique-moi” », a-t-il indiqué. Une phrase qui sonne comme un avertissement… mais aussi comme une preuve que la relève est bien là. Et ce regain d’intérêt, il ne le cache pas, lui fait chaud au cœur : un intérêt qui lui “fait plaisir”, parce qu’il y voit peut-être une garantie de continuité, et surtout une implication sincère plutôt qu’un simple héritage “automatique”.

Mais la stratégie ne s’arrête pas aux droits d’auteur et aux chansons cultes : elle vise aussi à inscrire Cloclo dans le futur, avec une vision presque à l’américaine. Le Moulin de Dannemois, demeure mythique du chanteur, pourrait devenir un véritable lieu de pèlerinage modernisé, à l’image d’un “Graceland français”. Un projet ambitieux, pensé pour attirer les fans, faire vivre la mémoire de l’artiste et générer une activité durable. 

Car dans ce dossier, tout se joue sur une ligne fine : préserver la légende sans la figer, développer sans trahir, rentabiliser sans abîmer l’image. Et c’est précisément pour cela que Claude François Junior veut que ses enfants comprennent l’ampleur de la tâche : gérer un nom aussi puissant, ce n’est pas seulement “hériter”, c’est porter une responsabilité, une pression et une exigence. Une mission qui peut faire rêver… mais qui peut aussi écraser. 

Avec ce test inédit, il ne cherche pas seulement un successeur : il cherche celui ou celle qui tiendra sur la durée, sans se brûler les ailes.

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