Cinéma : ce réalisateur de légende quitte définitivement les États-Unis
Le cinéaste visionnaire, habitué à repousser les frontières technologiques, vient de franchir une frontière bien réelle. James Cameron, l'homme derrière les plus gros succès du box-office mondial, a décidé de tourner le dos à Hollywood et à l'Amérique. Ce n'est pas un simple caprice de star, mais une décision mûrement réfléchie, motivée par un constat amer sur l'état de la société outre-Atlantique.
Dans un entretien fleuve accordé au podcast In Depth with Graham Bensinger, le réalisateur a levé le voile sur ce changement de vie radical. Loin des tapis rouges, c'est un homme en quête de sens qui s'est exprimé, n'hésitant pas à égratigner le pays qui a fait sa gloire.
La quête de sérénité : un choix vital ?
Si beaucoup imaginent que le réalisateur s'est installé en Nouvelle-Zélande pour profiter des décors grandioses de la Terre du Milieu, où il a tourné le dernier Avatar, la réalité est tout autre. Interrogé sur la beauté des lieux, le Canadien d'origine a répondu avec une franchise désarmante : "Je ne suis pas là pour le paysage. Je suis là pour la santé mentale", a-t-il confié à Graham Bensinger.
Cette déclaration donne le ton. Pour le cinéaste, les raisons de son déménagement en Océanie dépassent le cadre professionnel ou esthétique ; c'est une question de survie psychologique. Le déclic ? La gestion de la crise sanitaire outre-Atlantique.
Pourquoi l'Amérique est-elle devenue invivable pour lui ?
Le constat du réalisateur sur son ancien lieu de résidence est sans appel. Il décrit une société fracturée, incapable de s'unir même face à un danger mortel. C'est précisément cette incapacité collective et le besoin impérieux de fuir l'extrême polarisation de la société américaine qui ont précipité son départ. A propos de la pandémie de Covid-19, il a mis en lumière un fossé culturel béant.
Il oppose la Nouvelle-Zélande, où 98 % de la population s'est fait vacciner, aux États-Unis où le taux plafonnait à 62 %. Pour lui, ce chiffre est la preuve que l'Amérique "va dans la mauvaise direction." Il résume son dilemme par une question rhétorique cinglante : "Un endroit qui croit réellement en la science et qui est sain d’esprit [...] ou un endroit où tout le monde se prend à la gorge, extrêmement polarisé, tournant le dos à la science ?"
L'ère Trump est-elle le point de non-retour ?
Si la pandémie a été le catalyseur, le malaise était présent bien avant. Le climat politique délétère des dernières années a pesé lourd dans la balance. On connaît les positions franches de James Cameron et son rejet de l'ère Donald Trump, une période qu'il avait qualifiée de "tournant qui s'éloigne de tout ce qui est décent." Dans une interview donnée à The Hollywood Reporter, rappelle Le Figaro, il avait qualifié son président d'"enfoiré le plus narcissique de l’histoire depuis ce foutu Néron."
Le réalisateur, qui a toujours prôné des valeurs progressistes et écologiques, avait comparé la présidence républicaine au fait de "regarder un accident de voiture encore et encore." Cette fatigue politique, couplée au rejet des faits scientifiques par une partie de la population, a fini par le convaincre que sa place n'était plus en Californie.
Comment envisage-t-il son avenir ?
Désormais installé sur une immense propriété agricole de plus de 5000 hectares avec son épouse Suzy Amis, Cameron vit en accord avec ses principes. Ce mode de vie rural et autosuffisant illustre parfaitement le rôle de la science dans le choix de vie de James Cameron, qui applique à la lettre ses convictions sur l'environnement et la durabilité.
Loin d'être un exil temporaire, cette installation semble définitive. Le réalisateur de Titanic a d'ailleurs laissé entendre que l'obtention de la citoyenneté néo-zélandaise imminente viendrait sceller officiellement son appartenance à cette nation qui a su privilégier le "bon sens" face au tumulte du monde.
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