Absence d’un père, actrice césarisée, vie privée… Les secrets de Sylvie Testud©Niviere David/ABACAPRESS.COMabacapress
Ce 23 septembre était diffusée "Fugueuse", la série événement avec Sylvie Testud sur TF1. Un rôle inédit poignant pour l'actrice, incarnant une mère de famille prête à toute pour sauver sa fille en danger. Planet vous dévoile quelques secrets de sa vie.
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Elle est l’une des figures phares de la fiction française. Pourtant, Sylvie Testud ne cesse d’étonner les téléspectateurs dans des rôles poignants comme dans Fugueuse, la fiction événement de TF1, où elle incarne Isabelle. Une mère de famille qui voit son destin basculé lorsque sa fille Léa, interprétée par Romane Jolly, disparaît du domicile familial et sombre dans la prostitution par amour.

Avec son mari Stéphane, joué par Michaël Youn, le couple est totalement désemparé face à cette disparition et tente par tous les moyens de la sortir de cet engrenage. "Les parents de Léa ont bien essayé de faire. Ils s’entendent bien, mais chacun exprime son stress de façon différente face à l’adversité", explique-t-elle dans Télé 7 Jours. "On voit que la mère n’est plus d’accord avec le père, et d’ailleurs, lui s’entête dans sa façon de faire, et elle finit par lâcher". Si le couple reste soudé malgré cette épreuve, la célèbre comédienne n’a pas eu cette chance de grandir avec ses deux parents.

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Sylvie Testud : elle a été abandonnée par son père à 2 ans

Née le 17 janvier 1971 à Lyon, Sylvie Testud n’a que deux ans lorsque ses parents se séparent. Après avoir été abandonné par son père, elle se retrouve élevée seule par sa mère avec ses sœurs. Puis, un jour, la comédienne s’est mise à fouiller dans son passé. "Mon père a disparu quand j'avais 2 ans. Je ne connaissais même pas son visage. Un jour, en fouillant dans une armoire, j'ai trouvé sa photo. J'étais son clone", a-t-elle raconté dans les pages du supplément Styles de L’Express. "Dans mon imagination, il a fini par devenir le grand méchant loup et nous, les trois petits cochons".

Ce n’est qu’à l’âge de 34 ans que Sylvie Testud, devenue comédienne, a rencontré son père pour la première fois. "En 2006, j'ai joué au théâtre à Lyon, La Pitié dangereuse de Stefan Zweig. Un soir, j'avançais sur scène avec mon fauteuil roulant — le personnage est paraplégique. Mes yeux se sont posés sur un homme assis sur les marches. Je l'ai reconnu à la seconde", raconte la romancière. Pourtant, cette rencontre tant attendue a pris une tout autre tournure. "Et là, je me retrouve devant un homme à l'accent ensoleillé qui admet avec nonchalance que sa vie est une merde. Il n'avait rien à voir avec ce que j'avais imaginé. Je m'attendais à ce qu'il me pose des questions".

Plus l’écrivaine ajoute à nos confrères. "Mais il m'a simplement dit : 'Pour toi c'est cool. T'as une vie super.' Si au moins, j'avais éprouvé de la haine, ça aurait créé un lien... Mais je ne ressentais rien. Il m'a demandé mon adresse et là, j'ai été odieuse : 'Je dois partir, je n'ai pas le temps…'. Quelques jours plus tard, je lui ai envoyé Gamines (son autobiographie, NDLR) avec un petit mot. Il ne m'a jamais répondu. C'était ma mère qu'il voulait, pas nous ». Un échec qui ne l’a pas empêché de poursuivre ses rêves sous les projecteurs…

Sylvie Testud : une actrice césarisée à deux reprises

Destinée à faire carrière dans la comédie, Sylvie Testud est montée à Paris pour y faire ses débuts. Déjà attirée par le théâtre durant sa jeunesse à Lyon, l’étudiante en histoire suit d’abord la classe libre du cours Florent, avant le Conservatoire national supérieur d'art dramatique.

Dans les années 1990, la jeune Sylvie Testud décrochait ses premières apparitions à l’écran dans Couples et amants, puis L’Histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse (en 1994). Mais c’est le cinéma allemand qui va la révéler au grand public en 1997, avec Au-delà du silence, elle remporte le Prix de la meilleure actrice aux German Film Awards.

Du côté de l’Hexagone, il faudra attendre 2001 avant que Sylvie Testud n’obtienne la reconnaissance du cinéma français où elle s’illustre avec brio dans Les blessures assassines. Un rôle qui lui vaudra le César du meilleur espoir féminin. Trois ans plus tard, elle confirme son statut de comédienne en décrochant le César de la meilleure actrice dans le film Stupeurs et tremblements.

"Aux César, j'étais contente pour ma famille qui me voyait soudain en Cendrillon allant au bal... Mais la récompense la plus forte symboliquement reste la médaille de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, que l'on m'a remise en 2004. Ma grand-mère a été femme de ménage, elle est quasiment analphabète. Vous imaginez la fierté que lui a procurée cette décoration", raconte l’héroïne du biopic dédié à l’auteure Françoise Sagan dans Télérama en 2008.

Sylvie Testud : l’une de ses enfants est mannequin

Femme épanouie dans sa carrière, Sylvie Testud est aussi une épouse et mère de famille comblée. D’ordinaire discrète sur sa vie privée, l’auteure du Chevalier de l'ordre du Mérite (paru en 2011) s’est confiée sur sa relation avec son amour de jeunesse Fabien, chercheur de profession. "Le livre l'a ému. Lui et moi sommes ensemble depuis longtemps. On se met parfois une pression de dingue", confiait la célèbre actrice dans Femme Actuelle avant d’évoquer le revers de sa célébrité. "Mon compagnon vit mal le fait que je gagne plus que lui. C'est souvent moi qui signe les chèques".

Pour autant, le couple se partage l’amour de leurs deux enfants, Ruben (né en 2005) et Esther (née en 2010). "Ils séduisent tout le monde", assurait-elle dans les pages de Paris Match en 2015. "Ruben sera quelqu'un de nonchalant, un peu distant parce qu'il est timide. Esther sera jet-setteuse". Pas étonnant quand on sait que sa fille a déjà fait ses premiers pas de mannequin à seulement 5 ans. À l’époque, la jolie tête blonde a été choisie par la luxueuse marque Bonpoint, parmi d'autres enfants, pour défiler lors de la Fashion Week parisienne en 2016, comme l’indiquent nos confrères de Gala.