Son nom ? IFI pour "impôt sur la fortune immobilière". Sa mission ?  Remplacer l’ISF. Son but ? Inciter les plus fortunés à revenir en France et à investir dans les entreprises hexagonales.

Sur le papier, la logique d’Emmanuel Macron semble imparable et lorsqu’il s’agit de faire évoluer le patrimoine des Français en vue de stimuler l’économie, le Président de la République ne manque, a priori, pas d’idées. L’IFI s’inscrit dans ce cheminement. Mais de quoi s’agit-il ? Comme l’envisage Emmanuel Macron, l’IFI a pour but de sortir des placements financiers, de l’épargne et de toutes les autres valeurs mobilières du patrimoine taxable de l’ISF afin de ne conserver que des valeurs immobilières. Pour les personnes assujetties, cela revient à supprimer 49 % de l’assiette de l’ISF. Ce qui, très concrètement, devrait leur permettre de diviser par deux le montant de leur ISF. Le fait est qu’à court terme, cette manœuvre pourrait générer un manque à gagner pour l’Etat évalué à deux milliards d’euros. Et si le Président est prêt à prendre un tel risque financier, c’est bien parce qu’en procédant de cette façon, il espère inciter les actionnaires fortement taxés et les individus les plus fortunés à investir dans les entreprises françaises. Voitures, mobiliers, bateaux… Ils ne seraient plus contraints de déclarer à l’administration fiscale ce type de bien. De même pour leurs placements financiers. De quoi, en effet, favoriser les gros patrimoines dont la fortune est, en général, majoritairement mobilière.

Quel sera le barème ?

Si l’on en croit Emmanuel Macron, il semblerait que le barème de l'IFI soit le même que celui de l'ISF. Soit un barème progressif composé de six tranches disposant de taux d’imposition allant de 0,50 à 1,50 %. Même son de cloche en ce qui concerne le seuil puisque le déclenchement de cet impôt serait en tous points similaire à celui de l’ISF (à partir de 1,3 million d’euros).

Une défiscalisation maintenue ?

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D’un point de vue fiscal, enfin, l’abattement de 30 % accordé sur la résidence principale, ainsi que le plafonnement de l’ISF demeureraient inchangés. L'ISF-don serait lui aussi conservé. Pour rappel, il permet aux redevables qui effectuent des dons au profit de certains organismes de déduire du montant de leur ISF 75 % de leurs versements. Quant à l'ISF-PME, qui donne à celles et ceux qui sont assujettis à l'ISF la possibilité de bénéficier d'une réduction d'ISF égale à 50 % du montant de leurs versements, il serait, en revanche, supprimé. Dans tous les cas, l'IFI ne devrait pas être mis en place avant 2018, voire 2019.

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