Perquisitions fiscales en vue. Inauguré ce mercredi 3 juillet, le Service d'enquêtes judiciaires des finances vient renforcer l'équipe de contrôleurs. Leurs pouvoirs ont de quoi inquiéter les fraudeurs.
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Écoutes téléphoniques, filatures, perquisitions… Le nouveau SEFJ (Service d’enquêtes judiciaires des finances) qualifié de "police fiscale", aura entre autres, tout comme les forces de l’ordre, ces quelques pouvoirs. Cette brigade d’enquêteurs inédite vient d’être lancée ce mercredi 3 juillet par le fisc, neuf mois après l’adoption de la loi anti-fraude. Lors d’une conférence de presse, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a d’ailleurs assuré que ces agents d’impôts d’un nouveau genre seraient incontestablement "le bras armé" de Bercy, rapporte Le Figaro.

Objectif ? Lutter contre les gros fraudeurs fiscaux. Cela permettra également d’avoir des répercussions sur le grand banditisme.

"Le lien est assez fort entre ceux qui fraudent et ceux qui financent souvent d’autres trafics comme les stupéfiants, le proxénétisme et le terrorisme", a d’ailleurs précisé le membre du gouvernement ce jeudi 4 juillet sur RTL.

"Police fiscale" : 40 agents en service dès cette année

Les 25 agents, formés pendant six mois à l’École des douanes de Tourcoing (Nord), sont placés sous l’autorité d’un magistrat. Ils se verront confier des dossiers nécessitant une expertise fiscale, douanière ou financière de pointe, et comprenant des enjeux considérables pour les finances publiques, a expliqué Gérald Darmanin.

15 autres les rejoindront dans les prochains mois, dans les locaux du SEFJ, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) où les premiers ont pris leurs fonctions. Ce sont ainsi "40 officiers fiscaux judiciaires qui seront cette année à l’œuvre", aux côtés de 241 agents de la douane judiciaire désormais rattachés à cette nouvelle entité.

Mais concrètement, que pourront faire ces nouveaux agents ?