INTERVIEW. 17,3 millions de foyers fiscaux ont bénéficié cette année d'une diminution inédite de 5,2 millions d'euros de l'impôt sur le revenu et 80% des ménages ont été exonérés de la taxe d'habitation. Au vu de la crise sanitaire et économique, cet allègement fiscal peut-il perdurer ? Le point avec Philippe Crevel, économiste et Directeur du Cercle de l'Épargne.
Impôts : la baisse promise peut-elle vraiment durer ?IllustrationIstock
Sommaire

Comme promis par Bercy, le geste fiscal au profit des ménages les plus modestes a été exécuté : "Une baisse inédite de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu, conduisant à alléger substantiellement l’effort fiscal des classes moyennes et populaires". Si ce type de mesure a souvent du mal à se matérialiser pour les portefeuilles des contribuables, cette année, 17,3 millions de foyers ont bénéficié d’une économie moyenne de 300 euros. S’y ajoute le bénéfice obtenu grâce à la réforme de la taxe d’habitation : 80% des ménages en ont été exonérés cet automne. Selon l’Administration fiscale, le gain moyen s’élève à 590 euros.

Le plan de relance ne passera pas par "une hausse d’impôt"

Jean Castex et ses ministres l'ont répété à plusieurs reprises ses derniers mois : "Je veux rappeler l'engagement que nous avons pris avec le président de la République. Il n'y aura pas de hausse d'impôt", a déclaré le Premier ministre lors de la présentation du plan de relance. "Nous ne reproduirons pas l'erreur de procéder à une hausse de la fiscalité qui affaiblirait notre croissance et enverrait des signaux négatifs aux ménages et aux entreprises". L’objectif est de le "résorber entièrement à partir de 2025".

Toutefois, la crise sanitaire et la menace d’une troisième vague pourraient-elles bouleverser ces plans ? 

"Pour l’heure, le gouvernement a indiqué clairement son objectif, qui est de ne pas augmenter les impôts durant la crise sanitaire. Cela afin d’éviter tout effet récessif tel qu’on l’avait connu lors de la crise en 2012", nous indique Philippe Crevel, économiste et directeur du Cercle de l’Épargne. "D’autre part, cela n’a échappé à personne, l’élection présidentielle 2022 arrive à grands pas. Toute augmentation d’impôt en 2021 pourrait avoir quelques incidences et répercussions sur celle-ci. De telles mesures pourraient être peu populaires. 

Qu'adviendra-t-il après 2022 ?

Vous souhaitez faire une reconversion ? Vous souhaitez changer de métier ? Bénéficiez d'un accompagnement personnalisé : 100% pris en charge par l'état >

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.