Le gouvernement a décidé de remplacer l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Cette mesure n'est pas sans conséquences sur les foyers, notamment pour ceux qui ont opté pour des placements financiers. Explication.

Les grands gagnants de la fin de l’ISF

Depuis le 1er janvier 2018, l'impôt sur la fortune immobilière a remplacé l'impôt de solidarité sur la fortune. Ne portant que sur le patrimoine immobilier désormais, l'IFI est une aubaine pour les personnes ayant réalisé des placements financiers. C'est d'ailleurs particulièrement le cas de ceux détenant des portefeuilles de titres ou une assurance vie. Quant aux entrepreneurs décidant de revendre leur entreprise, la fin de l’ISF permet également de réduire les chances d'être éligible à cet impôt.

L’État, le perdant de la fin de l’ISF ?

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Et qu'en est-il pour les particuliers ayant réalisé des placements immobiliers ? La fin de l'ISF n'a pas d'incidence pour eux. En effet, les principaux critères d'éligibilité à l'IFI sont les mêmes que ceux de l'impôt de solidarité sur la fortune. Le seuil d'entrée à 1,3 million d'euros, les abattements possibles ainsi que les taux d'imposition restent les mêmes que par le passé. Pour résumer, le passage de l'ISF à l'IFI n’aura pas réellement d’impact sur les foyers possédant un patrimoine immobilier important. Conséquences ? La perte d’impôt est estimée entre 3 et 4 milliards d'euros par an. Un manque à gagner conséquent pour l’État qui semble être le grand perdant de l’histoire. Mais le gouvernement espère ainsi stimuler l'investissement privé, notamment en dirigeant les épargnants vers des projets sources de croissance et d'innovation.

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