Mort d’Emile : après la piste de l'homicide, de l'accident, l'attaque animale est à nouveau sur le tapis©Durand Thibaut/ABACAabacapress
Depuis qu'une randonneuse a retrouvé les ossements du jeune Emile, disparu en juillet 2023 à Haut-Vernet, la police étudie toutes pistes. Si l'homicide a dans un premier temps été évoqué, impliquant notamment les membres de sa famille, la piste de l'attaque d'un animal surgit à nouveau.
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En mars dernier, le couperet tombait. Emile, le petit garçon de deux ans, disparu en juillet 2023, est retrouvé mort par une randonneuse. Depuis, l’enquête des forces de l’ordre a mis en lumière plusieurs pistes.

S’agit-il d’un homicide, d’un accident ? La police ne s’est positionnée sur aucune piste, mais BFMTV, comme le relate le magazine Closer, a récemment remonté la trace d’un prédateur : un chacal doré. Se pourrait-il que le petit garçon ait été victime d’un animal sauvage ? Selon le média, l’animal a été aperçu dans les Alpes-de-Haute-Provence. Plusieurs habitants de Montfuron le concèdent : l’animal a été repéré à plusieurs reprises. La piste d’une attaque de prédateur pourrait alors coïncider.

La piste animale avait déjà été étudiée

En effet, le village de Montfuron et le hameau de Haut-Vernet – lieu de disparition d’Emile - ne sont séparés que d’une centaine de kilomètres. La distance pourrait être facilement parcourue par ce type d’animal, de plus, cette piste concorderait aux traces retrouvées sur les ossements de l’enfant. Le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blanchon, indiquait que le crâne de l’enfant présentait “de petites fractures et des fissures post-mortem", et “il y avait des traces de morsure, probablement causées par un ou des animaux”, avait-il énoncé. Plusieurs questions se posent alors : un animal serait-il la cause de la mort du petit Emile ou les traces de morsures sont-elles intervenues après sa mort ?

Une région propice aux prédateurs

Dès la disparition de l’enfant le 8 juillet 2023, les enquêteurs se penchaient sur une piste “animale”. La zone des quatre chemins dans laquelle les ossements ont été retrouvés est une zone de chasse. Et des animaux, notamment des loups, ont sonné l’alerte dans la région ces dernières années. En 2017, le maire du Vernet interpellait sur une attaque : “on a vu des loups traverser le village”, rapportait-il à la radio. Et, un mois avant la disparition d’Emile, un loup aurait attaqué un troupeau à moins d’une trentaine de kilomètres de Vernet selon le site Chassons.com.

Des rapaces mis en cause ?  

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Après les loups, une autre piste s’est ajoutée à l’enquête. Si Emile semblait s’être tout bonnement “volatilisé”, sans laisser aucune trace, aurait-il pu être pris en chasse par un rapace ? La théorie semble folle, et les experts s’accordent rapidement : il est impossible pour ce genre d’animal de soulever un tel poids. Bélinda Martinez, une spécialiste des rapaces, expliquait sur le plateau de BFMTV “un rapace est incapable de lever un tiers de son poids”. Bien que les aigles royaux s’attaquent à des proies plus imposantes, ces aigles “vont pousser les proies dans les falaises”, parce que, selon elle, ils “ne sont pas capables de (les) lever”.

Après les pistes d'homicides, ou la famille du jeune Emile était suspectée, la piste animale pourra-t-elle enfin expliquer la mort du petit garçon, et ainsi permettre son enteremment plusieurs mois après la découverte de ses ossements ?