Crans-Montana : le propriétaire du bar avait été condamné pour proxénétisme en 2008
Ce drame a secoué la station suisse et plongé des dizaines de familles dans le deuil. Alors que les enquêteurs tentent de comprendre comment les flammes ont pu piéger autant de victimes dans le bar "Le Constellation" à Crans-Montana, les regards se tournent désormais vers la gestion des lieux. Les révélations sur le parcours judiciaire du gérant, jusqu'ici inconnues du grand public, soulèvent de lourdes interrogations sur la sécurité et le respect des normes.
Un bilan humain dramatique et des soupçons de négligence
L'émotion reste vive face à l'ampleur de la tragédie. Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités locales, le bilan de l'incendie de Crans-Montana fait état de 40 morts et 116 blessés. Parmi les victimes, on dénombre des familles entières, des travailleurs saisonniers et des touristes de plusieurs nationalités, piégés par la rapidité des flammes. Face à cette hécatombe, la justice suisse a immédiatement réagi en ouvrant une instruction pour "homicide par négligence".
Cette qualification juridique spécifique, distincte de l'homicide involontaire français, pointe directement un défaut de prévoyance coupable. L'enquête sur l'incendie de Crans-Montana pour homicide par négligence se concentre désormais sur des défaillances matérielles critiques. Selon plusieurs sources concordantes, le système d'alarme aurait été hors service et certaines voies d'évacuation bloquées ou non conformes. Le couple de gérants, Jacques et Jessica Moretti, a été placé en garde à vue pour s'expliquer sur ces manquements présumés.
Des condamnations antérieures pour proxénétisme et escroquerie
Au-delà des aspects techniques du bâtiment, c'est le profil même de l'exploitant qui est aujourd'hui au cœur des investigations. Des sources proches de l'enquête ont confirmé que les antécédents judiciaires du gérant Jacques Moretti avaient été passés au crible via les fichiers français. Les résultats décrivent un parcours marqué par la délinquance.
Selon les informations de BFMTV, Jacques Moretti a été condamné pour proxénétisme en 2008, confirmant une information du Parisien. "Selon l’entourage de Jacques Moretti, que BFMTV a pu contacter, l’homme dirigeait à cette époque un salon de massage en Suisse, dans lequel des prestations sexuelles tarifées étaient proposées. Une activité interdite en France mais légale chez nos voisins helvètes", indique le média.
"Toujours selon son entourage, la condamnation pour proxénétisme en 2008 concerne le fait qu’il a loué des appartements en France à ses employées, et donc perçu en toute connaissance de cause de l’argent issu d’activités de prostitution. Aucune source proche de l’enquête n’a souhaité répondre et confirmer qu’il s’agisse bien du seul motif ayant conduit à cette condamnation", rapporte BFMTV.
Les enquêteurs cherchent à déterminer si ces éléments révèlent un comportement habituel de contournement des lois.
Renforcer la vigilance sur les normes de sécurité
Pour les vacanciers, cet événement rappelle l'importance de ne rien laisser au hasard. Que vous louiez en France ou à l'étranger, soyez attentifs aux normes de sécurité incendie en logement touristique suisse comme ailleurs. Dès votre arrivée, vérifiez la présence de détecteurs de fumée fonctionnels et repérez les issues de secours.