Le PER est un outil puissant pour défiscaliser. Certains travailleurs le gardent ouvert même après la retraite. Ont-ils raison de le faire ?
Retraite : l'astuce des cotisations pour réduire ses impôtsIstock
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A l’approche de la retraite, la question revient souvent : comment réduire son impôt ? Fort heureusement, cette interrogation fait partie de celles auxquelles il est possible de répondre ; puisque divers dispositifs permettent en effet de préparer sa cessation d’activité tout en limitant le montant de son assiette fiscale. D’aucuns envisagent ainsi le Plan d’épargne retraite (PER) nouvelle génération, mis en place dans le cadre de la loi Pacte et que recommande désormais le site spécialisé Le Revenu. Ce produit d’épargne présente de nombreux avantages et permet notamment la déduction des sommes consacrées à son alimentation du revenu imposable de l’épargnant. Dès lors, le simple fait de verser des cotisations devient une porte ouverte vers la défiscalisation… 

Dans certains cas, le PER peut même constituer un atout pour un assuré ayant d’ores et déjà liquidé ses droits ; en témoigne en effet les cas de cumul emploi-retraite donnant lieu à l’ouverture - ou la réouverture - d’un plan d’épargne retraite. Ce dernier, précise Capital, peut alors être utilisé pour soustraire à l’impôt les salaires perçus après la reprise d’une activité professionnelle, dans le but de mieux contrôler leur sortie ensuite. Mais une telle astuce est-elle uniquement réservée aux Françaises et aux Français qui sont prêts à se relancer dans le bain ? 

Faut-il garder son PER ouvert après son départ à la retraite ?

Pas nécessairement affirme l’avocat fiscaliste Thomas Carbonnier pour qui, dépendamment des profils et des objectifs, le PER peut effectivement s’avérer pertinent à la retraite. Mais n’espérez pas en ouvrir un second après avoir liquidé le premier au moment de demander vos droits ! "Les Françaises et les Français qui ne travaillent pas ne peuvent pas ouvrir de plan d’épargne retraite. Il faut donc le faire en situation de cumul emploi-retraite ou avant la cessation d’activité", observe l’associé du cabinet Equity Avocats.

"Un retraité dont le taux marginal d’imposition est de 30% et qui bénéficie encore de son PER a des raisons légitimes de se demander s’il vaut mieux le garder ou récupérer l’argent. La réponse dépendra alors de ses objectifs de s’il estime qu’il vaut mieux économiser de l’impôt ou s’il est préférable de valoriser son capital. D’une façon générale, quand les sommes placées ne sont pas indispensables, conserver son PER peut s’avérer pertinent", poursuit l’avocat au barreau de Paris. 

En outre, d’autres types de cotisation permettent la défiscalisation. Explications.

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