Les courses sont les moins chères de France dans cette région

Publié par Suruthi Srikumar
le 06/11/2025
Les courses sont les moins chères de France dans cette région
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Le même caddie ne coûte pas le même prix selon l’endroit où l’on vit. Alors qu’une famille de quatre dépense en moyenne 4 500 euros par an pour ses courses, les écarts dépassent parfois 20 % entre régions. Voici où le ticket de caisse est le plus doux pour le portefeuille.
 

Faire ses courses ne coûte pas le même prix selon l’endroit où l’on vit. Selon un reportage de TF1 Info, les écarts atteignent jusqu’à 23 % entre certains départements français. À Paris, le panier moyen est environ 20 % plus cher qu’en province. "Stocker en région parisienne et stocker dans les Côtes-d’Armor, ce n’est évidemment pas les mêmes coûts", explique Yolande Piris, professeure des universités en sciences de gestion, citée par TF1 Info. Le coût du foncier, des entrepôts et du transport pèse lourd sur le ticket de caisse des Franciliens. Dans les zones où le mètre carré se paie au prix fort, les enseignes répercutent ces charges sur le consommateur final.

Cette tendance se confirme dans d’autres études. Le comparatif du Parisien, publié le 14 avril 2025, souligne que les départements franciliens et la Corse figurent parmi les plus chers, tous postes de dépenses confondus. À Paris, le panier de courses atteint en moyenne 82,09 €, contre 77,54 € dans le Finistère. "Quand E.Leclerc, Intermarché et Super U ont plus de 40 % de parts de marché sur un territoire, le panier coûte moins de 79 €, et inversement", précise Grégory Caret, directeur de l’observatoire de la consommation chez l’UFC-Que Choisir, cité par Le Parisien.

La Bretagne, championne des petits prix

À l’autre bout du classement, la Bretagne s’impose comme la région la plus avantageuse pour le porte-monnaie. Dans le Finistère ou les Côtes-d’Armor, le panier moyen est inférieur à la moyenne nationale. "Je compte déjà mes sous au centime près, alors c’est vrai que 23 % de plus, pour moi, c’est énorme", confie Amandine, consommatrice bretonne interrogée par TF1.

Les raisons sont multiples. D’abord, une forte concurrence locale : les enseignes Leclerc et Système U, historiquement nées dans l’Ouest, y ont implanté un maillage dense et rivalisent de promotions. Selon cette même étude, un panier de 100 euros à Paris revient à seulement 96,60 euros en Mayenne, département le moins cher de France.

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Ensuite, la proximité des produits joue un rôle décisif. Les supermarchés bretons s’approvisionnent souvent localement, réduisant ainsi les frais de transport. "Ce bar vient de 3 kilomètres à vol d’oiseau du magasin. Si on fait un comparatif avec un magasin qui est à 200 ou 300 kilomètres des côtes, forcément, on a des différences de prix sur les étals", souligne Fabrice Le Cnuff, directeur du Leclerc de Lanester (Morbihan), au micro de TF1.

Le coût de la vie à géométrie variable

Ces écarts rappellent que le coût de la vie ne dépend pas uniquement du logement ou de l’énergie, mais aussi du prix du panier de courses. En Bretagne, les économies réalisées sur les achats alimentaires peuvent représenter plusieurs centaines d’euros par an. Dans certaines zones urbaines, en revanche, la hausse du ticket moyen s’ajoute à une inflation toujours en croissance.

Le comparatif du Parisien illustre ces disparités : les Bretons profitent également d’un litre de SP95-E10 à 1,67 € et d’un litre de gazole à 1,583 €, les plus bas de France. À l’inverse, les Corses paient leurs assurances habitation et auto parmi les plus chères du pays. 

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