Macron et le prochain krach boursier

Depuis plus d’un an, nombre de spécialistes nous annoncent un krach boursier ravageur. Le problème est que, comme pour un tremblement de terre, on n’en connaît ni le lieu, ni la date.

Il faut d’abord bien comprendre que les très riches s’entendent comme larrons en foire au sens suivant ; ils savent parfaitement se liguer pour plumer le contribuable et le petit épargnant ; mais cela ne les empêche pas de se jalouser ou même de se haïr entre eux. L’année 2017 a connu une explosion de fusions et d’acquisitions de sociétés ; il n’est pas rare que ce jeu de monopoly soit fertile en coups tordus.

Quelle sera l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres boursières et amorcer l’effet dominos ? Deux scénarios sont possibles, seuls ou conjointement. Le plus probable est l’inconscience d’un haut responsable d’une banque ou d’un zinzin, un investisseur institutionnel. Celui-ci ayant dissimulé trop de dettes se trouve acculé à la faillite. Comme il veut sauver la face, il prend de plus en plus de risques, jusqu’au moment où la coupe déborde et le tsunami est inévitable. Il peut aussi arriver que un, ou plusieurs, hauts responsables décident de faire plonger un collègue en sapant la confiance des investisseurs à son égard, par jalousie ou, simplement, par orgueil, pour montrer qu’ils sont les plus forts.

Plus les très riches sont nombreux, plus la bulle spéculative est pharamineuse, plus le drame évoqué ci-dessus est inéluctable. Quelle sera l’attitude d'Emmanuel Macron ? La même que celle de Nicolas Sarkozy : faire payer les contribuables pour éponger, en partie, les dettes des apprentis sorciers. D’ailleurs, lors de ses vœux, plutôt soporifiques, monsieur Macron n’a pas dit un mot sur le pouvoir exorbitant des très riches et des multinationales. Quand la bulle explosera, il faut savoir qu’il y aura des dommages collatéraux : beaucoup de petits épargnants américains l’ont compris à leurs dépens.

Alors, comment protéger son argent ? Vous pouvez encore acheter de l’or ou des valeurs refuges analogues. Vous pouvez aussi jouer en bourse : celle-ci va connaître une forte progression à court terme. Ou bien vous vous limitez à des valeurs sûres et raisonnablement endettées de fond de portefeuille et, surtout, vous ne vous précipitez pas pour les vendre quand arrivera le tsunami : vous attendez tranquillement le reflux. Ou bien vous achetez des valeurs spéculatives, mais alors il faut les surveiller comme le lait sur le feu et être prêt à les vendre avant les autres boursicoteurs.

Et les livrets d’épargne ? Va-t-il y avoir une flambée inflationniste qui dévaluera toutes les monnaies ? Je ne sais pas.

Une dernière remarque, "anecdotique" ; Emmanuel Macron privilégie le capital boursier au détriment du capital immobilier ; cela ne peut que gonfler la bulle spéculative et mettre le petit épargnant dans ce bateau ivre, peut-être pour le rendre solidaire du grand capital et amortir ainsi le futur krach ; ce n’est pas cela qui peut favoriser l’économie réelle. Bref, si vous avez une maison bien construite et bien placée, ce n’est pas le moment de la vendre pour investir en bourse, même si vous payez l’impôt sur la fortune. Par ailleurs, si vous empruntez pour acheter un bien immobilier, limitez-vous strictement aux prêts dont les taux sont fixes, c’est-à-dire non révisables par l’organisme prêteur. Enfin, si vous connaissez une start-up solide et prometteuse, c’est évidemment l’avenir.

Et le bitcoin, ou les monnaies analogues ? Pour l’instant, c’est plus rentable que la loterie nationale ou le PMU.

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité