Législatives 2017 : le bilan

Le premier aspect du bilan est évidemment la victoire d'En Marche qui a la majorité absolue sans le soutien du modem : quoi que l'on pense d'Emmanuel Macron, c'est une bonne chose ; il va pouvoir tester ses idées ; s'il échoue, il n'aura pas d'excuse, sauf à trouver une échappatoire comme "la crise" pour Nicolas Sarkozy.

Mais le peuple français a laissé suffisamment de députés aux oppositions pour que celles-ci puissent valablement travailler.

Pour la droite classique, "la pelle du 18 juin" (le Canard enchaîné) a été moins sévère que prévu ; va-t-elle vraiment se remettre en question ? Rien n'est moins évident. Mais la répartition entre les oui, les non et les abstentions lors du vote d'investiture va être intéressante à étudier.

Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari : il est désormais la seule incarnation crédible de la gauche de la gauche. Va-t-il, comme le FN, essayer de se dédiaboliser peu à peu ? Là encore, rien n'est moins sûr.

Une remarque anecdotique, qui vaut autant pour Marine Le Pen que pour Jean-Luc Mélenchon : chacun des deux se prétend la seule force d'opposition véritable ; cette posture est ridicule et, me semble-t-il, de moins en moins tolérée par le peuple français qui vomit ces prétentions politiciennes débiles.

Le FN a finalement limité les dégâts. Sans la contre-performance de l'entre-deux tours, il aurait presque sûrement plus de députés que la France insoumise ; mais, le score actuel montre que l'électorat de Marine Le Pen commence déjà à oublier cette péripétie. De plus, l'échec de Florian Philippot rappelle que, en dehors de Marine, point de salut.

L'irruption des nationalistes corses dans l'Assemblée nationale est un signe inquiétant de décomposition et de rejet du pouvoir parisien.

Et les socialistes ? J'allais les oublier ; Emmanuel Macron est prêt à les accueillir ; n'oublions pas qu'il est le successeur de François Hollande.

Et maintenant ? Wait and see !

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