En pleine promotion de son livre narrant son mariage avec Nicolas Sarkozy, Cécilia Attias s'est livrée en toute sincérité lors d'une énième interview. L'occasion pour elle de revenir sur ses années noires à la suite de son divorce, sur son remariage, et d'exposer sa vision de l'actualité politique. 

© PATRICK KOVARIK / AFP

Cécilia Attias, ou comment une ex-première dame de passage éclipse presque la première dame actuelle. En pleine promotion de ses mémoires sur son mariage avec l’ex-président de la République – Une envie de vérité, en librairie le 9 octobre – , l’ancienne épouse de Nicolas Sarkozy n’en finit plus d’arpenter les médias, noircissant les pages de magazines et occupant les plateaux télé et radio. C’est à l’occasion d’une interview accordée au journal local Nice Matin que celle-ci s’explique un peu plus en détails, notamment au sujet de son exil suite à son re-mariage.

"C’est difficile d’être l’ex."

La vie post-Elysée ne semble pas avoir été des plus roses pour Cécilia. A plus forte raison lorsque celle-ci, après son divorce, troque son nom de jeune fille pour celui de Richard Attias, publicitaire et homme d’affaire. "Pour mon mari, ça a été encore plus dur. Je me sentais alors très coupable. Il en a pris plein la figure. C’est pour ça que nous sommes partis tout de suite (à Dubaï en 2008, puis à New York en 2011, ndlr). Les gens lui retiraient ses dossiers, il a perdu son job. Il a été producteur de Davos pendant quinze ans, mais Davos l’a remercié le jour de notre mariage. Il s’est reconstruit et va bien mais ça a été violent", avoue-t-elle au journal non sans émotion. Ce retour de flamme semble définitivement consumé selon l’ex-première dame, qui poursuit en déclarant désormais ressentir "beaucoup de gentillesse" de la part des Français lors de ses séjours dans le pays.

Le rôle de Première dame, le Front National et l’UMP

L’ex-épouse Sarkozy a profité de cette entrevue pour s’exprimer concernant d’autres sujets lui tenant à cœur. Ainsi a-t-elle livré, forte de son expérience, sa vision du rôle de première dame en France : "Aux Etats-Unis, la Première dame a un vrai cabinet et des moyens votés par le Congrès. En France, pourquoi ne pas encadrer le métier de Première dame ? Chacune pourrait faire ce qu’elle veut, poursuivre son activité professionnelle ou élever ses enfants, mais celle qui aurait envie d’accompagner son conjoint dans cette merveilleuse aventure, qu’elle puisse le faire. Pour cela, qu’on lui donne les moyens et qu’on la laisse travailler !" 

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Elle s’est par ailleurs déclarée inquiète de la montée fulgurante du Front National, qui voit Marine Le Pen candidate phare face à François Hollande en 2017. Selon elle, malgré les efforts de Nicolas Sarkozy pour "enrayer la montée du FN", cette progression s’explique par l’inquiétude et le désarroi critiques des français. Elle ajoute que la droite "ne joue pas le rôle qu’elle devrait jouer en ce moment", sommant les ténors de l’UMP de se "réveiller" et "d’arrêter de se bagarrer".

Ci-dessous, une vidéo de Cécila Attias qui confond "chômage" avec "fromage" :