Des milliers d’automobilistes reçoivent cette amende par mail… attention aux pièges

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 11/02/2026
AVIS DE CONTRAVENTION
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Des milliers d’automobilistes reçoivent cette amende
Depuis mi-janvier 2026, une nouvelle vague d'hameçonnage massif usurpe l'identité de l'ANTAI pour vous forcer à payer de fausses contraventions. Identifier les incohérences flagrantes.

Ces messages frauduleux menacent d'une majoration immédiate pour inciter au clic précipité. Face à cette offensive numérique, il est indispensable de connaître les mécanismes de cette escroquerie pour ne pas céder à la panique et protéger vos données bancaires.

Une pression psychologique immédiate

Depuis la mi-janvier 2026, les automobilistes français font face à une recrudescence massive de tentatives de phishing (par e-mail) et de smishing (par SMS). Ces messages usurpent l'identité officielle de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) pour piéger leurs victimes. Selon les informations rapportées par Leocare et Generation-NT, le mode opératoire est bien rodé : le destinataire reçoit une notification annonçant une amende impayée, souvent justifiée par un stationnement gênant ou un excès de vitesse imaginaire.

Pour maximiser le nombre de victimes, les escrocs misent sur une tactique d'urgence redoutable. Le message installe un climat de peur en menaçant d'une pénalité financière lourde si la régularisation n'est pas effectuée sous 24 ou 48 heures. Comme le souligne Generation-NT, l'objectif est de faire croire que le montant passera, par exemple, de 135 euros à plus de 260 euros, poussant l'usager à cliquer sans réfléchir.

Identifier les incohérences flagrantes

Pour déjouer le piège, il faut connaître les canaux officiels. L'ANTAI rappelle une règle d'or : l'agence n'envoie jamais de SMS pour réclamer le paiement d'une contravention. Ce canal est proscrit, sauf dans le cas exceptionnel d'un paiement immédiat validé en présence d'un agent verbalisateur.

 Concernant les courriels, l'agence précise via son site officiel que les seules correspondances authentiques proviennent exclusivement de l'adresse : [email protected].

Plusieurs indices visuels trahissent la fraude. Le premier élément à vérifier est l'URL du lien proposé. Si l'adresse ne se termine pas par .gouv.fr, il s'agit d'une arnaque. Des sites comme amendes-reglement-pv.com ou amendes-gouv.fr sont des faux. 

De plus, les fraudeurs tentent d'imiter l'interface officielle (logo Marianne), mais glissent souvent des erreurs. 

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Roole note par exemple des montants affichés au centime près (ex : 35,50 euros), alors que les véritables amendes forfaitaires sont toujours des chiffres ronds. Attention également aux subtilités typographiques, comme le remplacement du "i" majuscule d'ANTAI par un "l" minuscule.

Réagir vite et bien

Le risque est grand : en cliquant, vous êtes redirigé vers un site miroir conçu pour voler vos coordonnées bancaires. La première action de prévention est simple : ne cliquez pas, ne répondez pas et supprimez le message. Si vous avez un doute, tapez manuellement les adresses officielles www.amendes.gouv.fr ou www.stationnement.gouv.fr dans votre navigateur pour vérifier votre situation.

Il faut également adopter le réflexe du signalement. Pour un SMS suspect, transférez le message au 33700, la plateforme nationale de lutte contre les spams. Pour les courriels, les plateformes Signal Spam ou PHAROS sont les interlocuteurs privilégiés. Enfin, si vous êtes tombé dans le panneau et avez communiqué vos informations bancaires, contactez immédiatement votre banque pour faire opposition. Cette démarche doit être réalisée dans les 48 heures maximum, suivie d'un dépôt de plainte en gendarmerie ou au commissariat, preuves à l'appui.

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