Alerte pollution : les villes concernées
Plusieurs villes de France font face à un épisode important de pollution aux particules fines. Découvrez quelles sont les mesures à adopter sur place.

Cela ne vous a sûrement pas échappé : plusieurs régions de France traversent cette semaine un épisode sévère de pollution aux particules fines. Ce type de pollution atmosphérique est particulièrement néfaste et peut provoquer des difficultés respiratoires, entraîner divers problèmes de santé et même être cancérigènes. 

Dans certaines villes de France, la qualité de l’air est tellement dégradée jeudi 27 janvier 2022 que les autorités ont émis des alertes et un certain nombre de recommandations à suivre pour éviter les risques. 

Votre ville est-elle concernée ? Et si oui, comment vous protéger de ce type de pollution ? 

Pollution aux particules fines : qu’est ce que c’est ? 

La pollution aux particules fines est un type de pollution atmosphérique redoutable, véritable enjeu de santé publique, et qui sévit de façon récurrente dans les grands bassins de population de l’Hexagone. 

Ces « particules fines » désignent, en réalité les polluants « primaires » émis à partir du sol, c'est-à-dire, venant de l’industrie, de la circulation automobile ou encore du chauffage. Ces polluants, qui restent en suspension dans l’air, ont un faible diamètre (elles seraient 30 fois plus fines qu’un cheveu), qui leur permet de pénétrer directement dans les voies respiratoires, certaines pouvant même aller jusqu’aux poumons. D’où leur danger pour notre santé. 

On estime que les particules fines sont responsables d'environ 40 000 décès par an en France, principalement en raison des maladies respiratoires et cardiovasculaires qu’elles provoquent.

Quelles sont les causes de ce pic de pollution ? 

Bien que la pollution atmosphérique soit souvent liée aux activités humaines (notamment aux transports et au chauffage au bois), les conditions météorologiques ont définitivement une incidence sur la présence et la dispersion des particules fines. 

La vague de froid que connaît la France dernièrement rend la dispersion des polluants plus difficile, tout comme l’absence de vent et de nuages. Un cocktail météo hivernal qui entraîne très souvent des pics de pollution aux particules, rendant la qualité de ’air "mauvaise" ou “très mauvaise” selon les organismes chargés de l’évaluer. 

Ces derniers jours, plusieurs villes et départements de France ont ainsi émis alertes et recommandations face à ce phénomène. 

Les bons gestes à adopter 

Tout d’abord, il faut savoir que cette pollution peut être à l’origine de symptômes respiratoires (toux, essoufflement, majoration des crises d’asthme…), d’irritations des yeux et de la gorge, mais peut aussi avoir des effets sur le système cardio-vasculaire. Si vous vivez dans une région concernée par le pic de pollution, et que vous souffrez de ces symptômes, consultez rapidement un médecin.

Si vous êtes vulnérable, ou sensible à la pollution, limitez vos activités en extérieur, évitez les zones de fort trafic routier et les heures de pointe. 

Si vous êtes vulnérable (femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques, diabétiques, immunodéprimés ou personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux) ou particulièrement sensible à la pollution, limitez vos activités en extérieur, évitez les zones de fort trafic routier et les heures de pointe. 

Pour découvrir si votre ville est concernée par le pic de pollution actuel, et quelles sont les mesures à suivre sur place, parcourez notre diaporama. 

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Lyon et la vallée du Rhône

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Lyon et la vallée du Rhône

A Lyon et dans la vallée du Rhône, la pollution aux particules fines s’est largement intensifiée ces derniers jours. Jeudi 27 janvier, la circulationdifférenciée dans la métropole et dans les communes voisines de Villeurbanne a été renforcée. Seuls pourront désormais circuler en ville les véhicules affichant une vignette  Crit'Air de classe 0, 1 et 2, la mesure d'interdiction s'étendant aux véhicules de classe 3.

Les communes de Bourgoin-Jallieu, Chasse sur Rhône, L’Isle d’Abeau, Pont-Evêque, Saint Quentin-Fallavier, Vaulx-Milieu, La Verpillère, Vienne, Villefontaine et Seyssuel sont également concernées par cette mesure. 

Toulouse

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Toulouse

Face à la sévère dégradation de la qualité de l’air dans l’agglomération de Toulouse, le préfet de Haute-Garonne a décidé jeudi 27 janvier la mise en œuvre de mesures d’urgence destinées à limiter l’émission de polluants atmosphériques. 

Les vitesses maximales autorisées sur les autoroutes et les routes du département sont abaissées : à 110 km/h sur les portions d’ordinaire limitées à 130 km/h ; à 90km/h sur les portions d’ordinaire limitées à 100 km/h, et à 70 km/h sur les portions limitées à 90 km/h

Le réseau de transport de la métropole toulousaine, Tisséo, propose en outre un ticket à bas prix pour profiter de son réseau de façon illimitée pour la durée de l’épisode de pollution, qui devrait prendre fin vendredi 28 janvier (3 euros la journée au lieu de 6,5 euros). 

Le Havre

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Le Havre

La procédure d'information-recommandation a été déclenchée ce mardi par la préfecture de Seine-Maritime en raison d'une pollution aux particules fines notamment sur l'agglomération du Havre.

La préfecture recommande ainsi de maintenir les pratiques habituelles de ventilation et d’aération et d’éviter les facteurs irritants (fumée de cigarette, solvants, chauffage au bois, exposition aux pollens). Elle conseille également à la population de privilégier les sorties extérieures brèves, sans effort, et de réduire voire de reporter les activités physiques.

Lorient, Vannes et Rennes

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Lorient, Vannes et Rennes

La qualité de l’air s’est particulièrement dégradée ces derniers jours dans le sud du Finistère, dans le Morbihan et au nord de l’Ille-et-Vilaine. 33 intercommunalités sur 59 sont classées avec l’indice « Mauvais », notamment autour des villes de Lorient, Vannes et Rennes. Il est recommandé de limiter ses sorties en extérieur. 

Les autorités indiquent par ailleurs que ce pic devrait s’estomper en fin de semaine. 

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Paris

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Paris

Un nouveau pic important  de pollution aux particules s’est déclaré en début de semaine sur l’ensemble de l’Ile-de-France. L’organisme de surveillance de la qualité de l’air Airparif prévoit que les taux de particules en suspension vont dépasser le seuil dit « d’information et de recommandations » fixé à 50 microgrammes (µg) par mètre cube. Mais ils devraient cependant rester largement en dessous du seuil d’alerte. Ce dépassement du « seuil d’information », lui, ne déclenche pas de mesures de restriction mais les autorités font toutefois état de plusieurs recommandations pour les habitants de la région.  

L’ARS (Agence régionale de santé) recommande aux personnes fragiles ou vulnérables de limiter leurs déplacements, de privilégier les sorties courtes et de proscrire les activités sportives. 

La préfecture de police conseille aux Franciliens de laisser leur voiture au garage, ou de privilégier le covoiturage. Il est aussi recommandé de réduire sa vitesse de 20 km/h par rapport aux vitesses limites habituelles. 

La mairie de Paris a pour sa part annoncé la gratuité du stationnement résidentiel dans la ville pour la durée de l’épisode de pollution. 

Grenoble

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Grenoble

En raison du pic de pollution important dans la région de Grenoble, la préfecture de l’Isère a formulé les recommandations suivantes :

Éloignez-vous des grands axes routiers aux périodes de pointes ;

Éloignez vos enfants de la pollution automobile

Limitez les sorties durant l’après-midi (13h-20h) 

Limitez les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions) en plein air, celles à l’intérieur peuvent être maintenues

En cas de symptômes ou d’inquiétudes, prenez conseil auprès de votre pharmacien ou de votre médecin.

Bordeaux

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Bordeaux

Au regard des informations transmises par Atmo Nouvelle-Aquitaine, l'organisme chargé d'évaluer la pollution atmosphérique aux particules fines en suspension (PM10), la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde a déclenché mardi 25 janvier une procédure d’information-recommandation pour la métropole bordelaise.

Il est donc conseillé aux personnes fragiles et sensibles d’éviter les activités en extérieur, et les axes routiers aux heures de pointe. 

Le pic de pollution pourrait durer plusieurs jours.