Le procureur de la République de Soissons a annoncé dans un communiqué que plusieurs chiens pourraient être à l'origine de la mort d'Elisa Pilarski. Impossible, pour l'heure, d'estimer le nombre d'animaux impliqués.
Mort d'Elisa Pilarski : plusieurs chiens "probablement" impliquésIstock

Nouveau rebondissement dans l’affaire Elisa Pilarski. Le procureur de la République de Soissons confirme que la jeune femme de 29 ans, enceinte de six mois, est morte le 16 novembre dernier des suites de nombreuses plaies profondes, dues à des morsures de chiens, rapporte BFMTV.

Lors d'une conférence de presse, Frédéric Trihn a expliqué : "Le rapport d’autopsie a confirmé que le décès de Madame Pilarski était survenu suite à un choc hémorragique consécutif à de multiples plaies, dont les caractéristiques suggéraient l'action d'un, ou plus probablement de plusieurs chiens au regard de la répartition des plaies, de leurs différences de morphologies et de leurs profondeurs, sans qu’il soit possible de dénombrer les animaux en raison des nombreuses morsures intriquées dans une même zone". "Il n’est, cependant, pas encore possible de définir le nombre exact de chiens en raison des multiples morsures sur une même zone du corps", a-t-il ajouté.

Pour rappel, Elisa Pilarski est morte d’une hémorragie consécutive à "plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête", selon les conclusions de l'autopsie, certaines intervenant avant et d’autres après la mort. "Le légiste a situé l'heure du décès aux environs de 13h30 avec un intervalle de confiance de 2 heures", rappelle le procureur. Il ajoute également avoir saisi deux vétérinaires "afin de réaliser une expertise comportementale du chien Curtis, et une analyse des morsures constatées sur le corps d'Elisa Pilarski pour déterminer la race du ou des chiens en cause. Un expert en chasse est aussi chargé d'apporter un éclairage sur le déroulement de la chasse à courre organisée à proximité."

Une date pour les tests ADN enfin connue

Des prélèvements ADN et salivaires ont été effectués sur 67 chiens différents. Cinq appartenant à Elisa Pilarski et 62 autres au Rallye de la Passion, qui organisait ce jour-là une chasse à courre. "Plusieurs laboratoires d’expertise génétique ont été contactés pour réaliser des devis concernant la recherche d'ADN animal sur le corps d'Elisa Pilarski et pour comparer les éventuelles traces retrouvées avec les prélèvements effectués sur les chiens. Au regard des coûts, des modalités d’exécution des missions demandées et des délais de retour proposés, un laboratoire a été retenu par le juge pour procéder aux analyses dont les conclusions sont attendues pour la fin du premier semestre 2020", détaille le procureur. Les résultats devraient donc être connus au mois de juin prochain.

Sébastien Van den Berghe, le chef de la chasse à courre, a été auditionné au début du mois de février. "Ce dernier a été placé sous le statut de témoin assisté à l’issue de son audition par le magistrat instructeur , a précisé le procureur de la République. Le 12 février 2020, un transport sur les lieux du décès a également été organisé en présence des parties et de leurs avocats pour mieux comprendre le déroulé des faits et déterminer les actes d'enquête complémentaires à réaliser", a précisé Frédéric Trinh.

En attendant, le compagnon d’Elisa Pilarski, Christophe Ellul, continue de se battre pour protéger son chien Curtis et "trouver les coupables", indique-t-il dans un post Facebook rédigé à l’intention de sa femme décédée et de l’enfant qu’elle portait. Il invite toute personne possédant des informations supplémentaires à contacter son avocat.

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