Deux mois et demi après la mort d'Elisa Pilarski, son compagnon pense connaître le déroulé des événements du 16 novembre. Il livre un récit glaçant.
Mort d’Elisa Pilarski : le scénario du drame se préciseAFP

Le 16 novembre dernier, Elisa Pilarski, jeune femme de 29 ans enceinte de six mois, a été retrouvée morte dans une forêt de l’Aisne. Selon les résultats de l’autopsie, son décès "a pour origine une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête". Plus de deux mois et demi après le drame, l’enquête se poursuit pour essayer de trouver les chiens impliqués dans la mort de la jeune femme. Les forces de l’ordre explorent plusieurs pistes, notamment celle des chiens d’une chasse à courre, présents sur les lieux à ce moment-là. Ils s’interrogent également sur la responsabilité de Curtis, le chien du couple que la jeune femme promenait au moment de son décès. Dans un message posté sur Facebook, Christophe Ellul, le compagnon de la victime, explique ce qui a pu se passer ce jour-là.

Mort d’Elisa Pilarski : "Nous avons très certainement trouvé le scénario probable"

"Après des semaines, nous avons très certainement trouvé le scénario le plus probable", écrit-il dans son message posté dimanche 2 février au soir. Il explique : "J’ai tourné dans ma tête tous les scénarios possibles, j’ai été aidé par un groupe de personnes composé de professionnels du chiens, vétérinaires, comportementalistes, professionnels du ring, de chasseurs, de témoignages, nous avons reconstitué la scène sous des angles différents, en situations réelles, nous avons visionné pendant des heures des vidéos sur les réactions de personnes confrontées à des attaques de chiens, personnes voulant protéger un enfant ou leur compagnon à quatre pattes".

Peu de temps après le drame, Christophe Ellul affirmait que sa compagne l’avait appelé vers 13 heures ce jour-là pour lui dire qu’elle était attaquée par des chiens. Il dessine le scénario probable à partir de ce moment-là. "Tu m’as appelé à 13h19. Tu étais en panique, tu me disais ‘je me fais mordre aux bras et aux jambes’, je t’ai dit de lâcher Curtis. Et plus rien. Je sais que tu étais dans cette allée, où j’ai retrouvé ton blouson, ton gilet et ton écharpe. Tu avais Curtis en laisse avec son harnais et doublement muselé après la frayeur que tu as eu avec le malinois". La suite de son récit est glaçante.

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