Ça y est, les premiers radars dans les virages ont fait leur apparition en France. Comment fonctionnent-ils ? A qui sont-ils principalement destinés ? On fait le point.
© Youtube / BFMTV (capture d'écran)

Le weekend dernier; les premiers radars autonomes dans les virages ont été installés sur les départementales D2 et D402, à l’approche du circuit Paul-Ricard, dans le Var. Ils y ont été installés en raison d’une importante et mythique course de motos : le Bol d’Or. Ces nouvelles installations sont destinées principalement aux motards, qui ont tendance à ne pas décélérer au niveau des virages. L’objectif est donc de réduire le taux de mortalité qui les concerne, puisqu’ils sont près de 160 à perdre la vie chaque année, rappelle l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. L’organisme ajoute que 43% des accidents de moto se passent en virage, rapporte Autoplus.

Comment ça marche ?

Au total, 248 radars Vitronic Poliscan vont être déployés en France dans les mois à venir. Ce système fonctionne sur batterie. Grâce à un laser à balayage il détermine les positions des véhicules et permet de contrôler leur vitesse en mouvement dans un virage. Ce type de radar est homologué dans les virages depuis le 25 juillet 2017, précise le Parisien. De plus petite taille que les panneaux habituels, il a par ailleurs une forme de casemate et sera précédé par un panneau de contrôle de vitesse. 

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"On oublie de parler des infrastructures dangereuses pour les deux-roues"

Selon l'ONISR, près d'une chute mortelle sur deux à motocyclette a lieu dans une courbe. Depuis le début de l'année, 59 motocyclistes en plus sont décédés, comparé aux huit premiers mois de 2016. Ce qui n'empêche pas les avis sur ce nouveau radar d'être divisés. Le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, a confié au Parisien : "Ils sont particulièrement exposés au risque car on sait que près d’une chute mortelle sur deux à moto a lieu dans une courbe et qu’un motard sur deux impliqués dans un accident mortel roulait trop vite".

En revanche, pour France Wolf, la présidente de la Fédération française des motards en colère, il n’est pas normal que ce genre de dispositif soit mis en place alors que de nombreux éléments sur la route provoquent eux aussi des accidents. Elle a déclaré au quotidien : "Inventer un radar de plus pour sauver des vies, c’est le même discours que l’on entend depuis des années. On oublie de parler des infrastructures dangereuses pour les deux-roues comme les vieilles glissières de sécurité, ou de ces trous sur la chaussée qu’il faudrait justement reboucher dans les virages".

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