Cet objet star de l'été, que beaucoup rêvent d'avoir dans leur jardin, peut, curieusement, provoquer un litige lors d'une vente immobilière. Voici pourquoi.
Immobilier : les barbecues sont source de litige lors des ventesIllustrationCreative Commons

Le barbecue doit-il être inclu dans la liste des biens mobiliers d’un logement ? Cette question est source de litige entre les acheteurs et les vendeurs. Elle peut même compromettre véritablement une vente immobilière. "Les vendeurs veulent inclure sa valeur dans le prix de vente du bien, ce que l’acheteur refuse généralement", raconte un agent immobilier auprès du Figaro. Il affirme également avoir eu affaire à "beaucoup de conflits de ce genre".

Pour en savoir un peu plus sur ce différend, il semble important de se référer à l’article 525 du Code civil. Ce dernier stipule que tous les biens mobiliers qui ne peuvent être détachés sans détériorer le logement, font partie intégrante du bien. Ce cas de figure concerne notamment les tableaux, les placards, les miroirs, ou encore les plaques de cheminées. Pourtant, rien sur les barbecues. Comment arriver alors à trouver un compromis ?

Un barbecue scellé fait partie du domicile

"Si le barbecue est scellé, il fait partie de la maison ; en revanche, s’il est amovible, il ne le fait plus", explique dans les colonnes du quotidien économique Albane Demptos-Journu, une avocate bordelaise spécialisée dans le droit immobilier . Toutefois, si les vendeurs souhaitent récupérer le barbecue, malgré le fait que ce dernier soit scellé, "cela doit faire l’objet d’un accord entre les parties", ajoute l’avocate.

"Cet aménagement contractuel doit être intégré dans le compromis de vente et doit prévoir la remise en état de la maison en l’état avant l’acte authentique de vente", précise Albane l'avocate. Faut-il encore que l’acheteur y consente, car ce n’est pas toujours le cas...

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