Ce vendredi, l'affaire de l'héritage de Johnny Hallyday pourrait bien basculer. Explications.
AFP

Héritage de Johnny Hallyday : ce que la justice va devoir trancher

Après deux reports, l’audience qui se tient ce vendredi 29 mars au tribunal de grande instance de Nanterre pourrait faire basculer définitivement l’affaire de l’héritage de Johnny Hallyday. Près de 16 mois après la mort du rockeur, survenue le 5 décembre 2017, la justice française est amenée à se décider enfin sur sa compétence à régler le litige soulevé par Laura Smet et David Hallyday.

Ils estiment que leur père était bien français et que l’ultime testament rédigé par ce dernier à Los Angeles, et les déshéritant au profit de Laeticia Hallyday, n’est donc pas recevable. Dans le droit hexagonal, il est en effet illégal de priver ses enfants de son héritage.

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Pour arguments, Laura Smet et David Hallyday peuvent s’appuyer sur plusieurs des volontés exprimées par le défunt rockeur, dont celle de se faire soigner en France où d’y être enterré. Il y a évidemment les liens familiaux et amicaux qu’il y a tissés et qui constituent pour eux une preuve indéniable de son "appartenance" à l’hexagone. Surtout, ajoute Le Figaro, les calculs montrent "qu’en 2015, 2016 et 2017, le rocker et sa famille passaient autant de temps à Los Angeles qu’en France".

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Des éléments qui font directement écho au droit européen et à ses critères pour définir la résidence habituelle d’une personne. Dans un communiqué, le TGI a ainsi rappelé qu’il faut pour cela "procéder à une évaluation d'ensemble des circonstances de la vie du défunt au cours des années précédant son décès et au moment de son décès".

Jade et Joy les deux filles qu’ils ont adoptées l’ont par ailleurs été via le droit français.