Me Jean-Baptiste Alary, un des trois avocats de Cédric Jubillar, rappelle que les enquêteurs se sont rapprochés de la section de recherche de Grenoble qui avait obtenu les aveux de Jonathann Daval.
Cédric Jubillar : "La justice" cherche "un nouveau Daval", dit son avocatAFP
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Jubillar et Daval : "C'est le calendrier qui est malheureux"

"La justice est en train de chercher un nouveau Daval, c’est aussi simple que ça". Me Jean-Baptiste Alary, un des trois avocats de Cédric Jubillar, regrette que la justice cherche à rapprocher les affaires Daval et Jubillar. Dans les deux affaires, c'est l'époux de la disparue qui a signalé son absence aux forces de l'ordre et les enquêteurs voient de nombreux parallèles à ces deux disparitions. Après les aveux de Jonathann Daval, les enquêteurs sur l'affaire Jubillar ont cherché à reproduire ce scénario. "C’est ahurissant. Les gendarmes chargés de l’enquête se sont rapprochés de la section de recherche de Grenoble pour savoir comment ils avaient fait pour obtenir les aveux de Jonathann Daval en novembre 2020. On en est là", regrette Me Alary dans un entretien accordé à Femme Actuelle ce mercredi 1er septembre.

En janvier dernier déjà, l'avocat de Cédric Jubillar assurait auprès de La Dépêche que c'était "le calendrier qui est malheureux" et jugeait "les comparaisons hâtives et insupportables". Pour lui il est clair que "la comapraison avec l'affaire Daval doit cesser". Dès janvier dernier, il évoquait également auprès de L'Indépendant "une chronologie nuisible avec l'affaire Daval". Pour rappel, trois semaines seulement après la fin du procès de Jonathann Daval, condamné pour le meurtre de son épouse en Haute-Saône à 25 ans de prison, Delphine Jubillar disparaissait en pleine nuit. "Si Jonathann Daval avait été jugé l'an prochain, on n'aurait pas cette médiatisation. Là, il y a en plus un phénomène de feuilleton, avec des éléments nouveaux qui apparaissent", assurait alors l'avocat. Selon lui, on a tenté de faire de lui le coupable idéal

Affaires Daval et Jubillar : de nombreuses similitudes

Les gendarmes de la section de recherche de Toulouse avaient en effet rapidement pris contact avec les enquêteurs de la section de recherches de Besançon qui sont parvenus à confondre Jonathann Daval trois mois après la disparition de sa femme Alexia. Il faut dire que les deux affaires présentent de nombreuses similitudes avec une disparition inquiétante signalée par le mari de la victime et des propos contradictoires des époux. Seule grosse différence : dans le cas d'Alexia Daval, seulement deux jours après sa disparition, son corps à moitié calciné est retrouvé dans une forêt. Dans le cas de Delphine Jubillar, les enquêteurs ont beaucoup moins d'éléments puisqu'il n'y a ni corps ni scène de crime. Les enquêteurs ont simplement découvert un pyjama appartenant à Cédric Jubillar avec des traces de sang de Delphine Jubillar. Du sperme aurait aussi été prélevé sur le vêtement. Un élément qui n'inquiète pas outre mesure les avocats de Cédric Jubillar qui expliquent, cités par La Dépêche, que la tache n'est qu'une "microtrace de sang sur la manche mélangé à du sperme, qui correspondrait davantage à un rapport sexuel qu'à un crime".

En attendant, la demande de remise en liberté de Cédric Jubillar, déposée le 24 août par ses avocats, a été rejetée ce jeudi 2 septembre par le juge des libertés et de la détention. Le juge a notamment évoqué "un risque de trouble à l’ordre public" si Cédric Jubillar venait à être libéré. De son côté, Jonathann Daval purge depuis novembre 2020 une peine de vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse, Alexia. Il a également été condamné à verser environ 165 000 euros de dommages et intérêts aux proches de la victime par la cour d’assises de la Haute-Saône le 25 mai dernier.

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