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C'est une tradition vieille comme la France, ou presque. Chaque année, les facteurs démarchent les habitants à qui ils apportent usuellement le courrier pour leur proposer un calendrier officiel… Et alimenter l'un des business les plus rentables du secteur.
Calendrier du facteur : un (très) juteux business ?IllustrationIstock

Il est fabriqué en France, sous le regard vigilant de quatre gros éditeurs. Le calendrier du facteur, qu’il n’y a sans doute plus besoin de présenter dorénavant, est vendu chaque année à l’occasion de la traditionnelle tournées des étrennes. Une coutume ancienne, rappelle Capital, puisqu’elle débute sous Louis XIV — qui règne du 14 mai 1643 au 1er septembre 1715.

La longévité de cette tradition n’empêche certains industriels, bien au contraire, d’en tirer énormément d’argent. Les premiers à profiter de la revente ne sont pas les factrices et les facteurs, qui démarchent les Françaises et les Français à qui ils livrent usuellement le courrier pour compenser l’absence de treizième mois. Ce n’est pas non plus La Poste, leur employeur, qui y gagne le plus. A en croire les informations du Monde, reprises par le mensuel spécialisé en économie, c’est aux quatres éditeurs déjà mentionnés que revient l’essentiel du gâteau, tout de même estimé à 100 millions d’euros annuels. Oberthur, Oller, Lavigne et Cartier-Bresson, les géants du secteur, vendent chaque année 8 à 10 millions d’exemplaires.

"C’est une vraie bagarre, presque un jeu d’échec. Il faut se placer dans la bonne case pour prendre des parts de marché", explique Isabelle Dragonne, directrice marketing et commerciale d’Oberthur (qui représente quasiment 40% du marché à lui seul), dans les colonnes du quotidien du soir. 

Pas d’appel d’offres ou de partenariat avec La Poste

C’est aux facteurs et aux factrices qu’il revient de commander les calendriers à distribuer. Les salariés prennent eux-mêmes l’initiative et achètent les pièces à revendre dès mars. Elles sont payées en janvier, après avoir perçu les étrennes et la production, organisée en trois étapes, est lancée dès juin.

Les quatre éditeurs en charge des chaînes de création des calendriers n’ont passé aucun accord avec La Poste. Il n’y a pas d’appel d’offres de lancé, mais il s’agit tout de même de re-négocier annuellement la possibilité d’apposer son logo et ainsi prouver que le produit est officiel, note encore Capital.

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