Le raid du 14 septembre, attribué à Téhéran, rappelle les fragilités de l'entreprise pétrolière, régulièrement prise pour cible par les ennemis du royaume.
Saudi Aramco, poule aux œufs d’or et talon d’Achille de l’Arabie saoudite

L’attaque de samedi 14 septembre contre les sites pétroliers de Saudi Aramco a rappelé que cette entreprise, qui trône sur 20 % des réserves mondiales d’or noir, est aussi riche et performante que vulnérable. Le bombardement de l’usine d’Abqaïq et du champ d’extraction de Khouraïs constitue le défi sécuritaire le plus grave auquel la direction de la major ait été confrontée depuis son émergence dans les années 1930, sous pavillon américain.

Mais avant ce jour noir, les difficultés n’ont pas manqué. Au début de la seconde guerre mondiale, en octobre 1940, des appareils de l’armée de l’air italienne lâchent quelques bombes sur l’archipel de Bahreïn, pionnier de l’extraction pétrolière sur la rive arabe du Golfe, et sur Dhahran. La cité saoudienne de l’est du royaume abrite le siège de la California Arabian Standard Oil Company (Casoc), qui a commencé à extraire de l’or noir du sol saoudien deux ans plus tôt.

Etalés sur de grands espaces à découvert, les puits et les usines constituent, dès cette époque, des cibles de choix. L’objectif des Italiens est d’entraver l’approvisionnement en fioul de la Royal...

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