7,3 milliards d'euros de pertes en un semestre. Du jamais vu
Renault, au fond du gouffre, veut s’inspirer de PSA pour remonter

« Nous touchons en ce moment le point bas d’une courbe négative qui a démarré il y a plusieurs années. » A peine arrivé, le nouveau directeur général de Renault, Luca de Meo, doit constater le marasme. Coronavirus… Mais pas seulement. Son commentaire est une accusation implicite des années Carlos Ghosn.

Renault, qui gagnait bien sa vie ces dernières années (5,2 milliards de bénéfices en 2017, 3,5 milliards en 2018), a marqué le pas en 2019 (19 millions de résultat net). Le groupe était fragilisé par ses surcapacités, issues de la folie des grandeurs de Carlos Ghosn. Le choc du coronavirus, qui a stoppé net les ventes mondiales, n’en est que plus violent. Les ventes ont plongé de 34 %. Renault subit, au premier semestre 2020 la plus lourde perte de son histoire : 7,3 milliards d’euros, imputables pour 4,8 milliards, à Nissan, dont Renault détient 43 %. Un gouffre. Renault a d’ailleurs dû renoncer à toute prévision pour l’année 2020, espérant un éventuel « rebond ». Les prochains mois seront terribles, avec la mise en œuvre du plan de suppression de 15 000 emplois (4 600 en France) et d’un plan d’économies à 2 milliards.

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