L'annonce par le groupe présidentiel à l'Assemblée nationale du dépôt d'une proposition de loi constitutionnelle a fait réagir la classe politique. Du centre à l'extrême droite, certains s'interrogent sur l'opportunité ou l'utilité d'une telle mesure.
Procédure complexe, absence de consensus… L'inscription de l'IVG dans la Constitution peut-elle aboutir ?

"C'est quand même surprenant que ce soit ce qui se passe aux Etats-Unis (...) qui entraîne un certain nombre de réactions effervescentes dans la vie politique française." François Bayrou, le leader du MoDem, s'est interrogé, dimanche 26 juin, sur l'opportunité d'inscrire dans la Constitution le droit à l'avortement. Après la décision de la Cour suprême américaine, qui a révoqué ce droit vendredi, la nouvelle présidente du groupe LREM à l'Assemblée, Aurore Bergé, a annoncé le dépôt d'une proposition de révision constitutionnelle pour inscrire "le respect de l'IVG" dans notre loi fondamentale. Franceinfo revient sur la motivation et les conséquences de cette proposition qui ne fait pas l'unanimité au sein de la classe politique.

Une façon de graver dans le marbre le droit à l'avortement

Pour justifier cette proposition, Aurore Bergé soulève le risque d'une remise en cause de l'IVG en France : "Malheureusement, rien n'est impossible et les droits des femmes sont toujours des droits qui sont fragiles", a déclaré la députée LREM. Selon elle, une inscription du droit à l'avortement dans la Constitution est une "garantie qu'on doit donner aux femmes".

"On...